29.09.2008

Crédit coopératif et économie sociale

Une nouvelle série de liens centrés sur le crédit coopératif. Le crédit coopératif et l'économie sociale sont des notions, et des actions, indispensables à tout projet écologiste dans la ligne de l'enseignement des Papes.

Blogue de Philippe Kaminski, intéressant, informatif, l'économie différente existe déjà, à nous de la faire progresser concrètement :

http://www.economiesociale.blogspot.com/

Association pour le Développement de la Documentation sur l'Économie Sociale, extraordinaire travail, à soutenir, initiative très professionnelle :

http://www.addes.asso.fr/

La Fondation pour le Crédit coopératif :

http://www.credit-cooperatif.coop/fondation/

Le Crédit coopératif, banque et assurance :

http://www.credit-cooperatif.coop/

 

 

 

 

Salon Marjolaine - 8 - 16 novembre 2008

Le salon Marjolaine  

Bio & Développement durable aura lieu du 8 au 16 novembre 2008 au Parc Floral à Paris.

L'ÉCO-ATTITUDE POUR UN DÉVELOPPEMENT DURABLE

Parce qu'ils font rimer qualité, santé et sauvegarde de la planète, les produits biologiques suscitent un engouement croissant de la part des Français. 

Marjolaine, l'événement incontournable de la bio et de l'éco-consommation répond aux besoins de ceux qui ont décidé de faire un autre choix de vie et de société.

 

Pour tout renseignements : 

http://www.salon-marjolaine.com/index2.html

 

22.09.2008

Sur le blogue Le bon grain et l'ivraie

L’écologie, une importance croissante

« Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, dit le Concile Vatican II, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ » (1). Aussi, comme le notait le pape Paul VI en mars 1971, « nous ne pouvons, rester indifférents à l’anxiété, désormais mondiale, suscitée par la pollution de ces éléments naturels [que sont l'eau et l'air] auxquels est liée d’une façon inéluctable la vie physique et même morale de l’homme. » (2) Cette attention aux préoccupations du monde contemporain ne se limite pas en un soutien moral ou spirituel. Elle s’accompagne d’une action pour changer le cours des choses. Paul VI encourageait les chrétiens à agir pour sauvegarder l’environnement : « Nous ne pouvons qu’applaudir ceux qui ont le souci de défendre ces indispensables biens naturels (l’eau et la terre) ou de leur restituer leur pureté foncière et leur vertu naturelle, génératrice de santé physique, personnelle et sociale, pour l’être humain. » (2) Vingt ans après, la situation ne s’est cependant pas améliorée. « Face à la dégradation générale de l’environnement, disait Jean-Paul IIl’humanité se rend compte désormais que l’on ne peut continuer à utiliser les biens de la terre comme par le passé. » « On assiste, poursuivait-il, à la formation d’une conscience écologique qu’il ne faut pas freiner mais favoriser » (3). Et Benoît XVI disait récemment à des jeunes italiens lors d’une messe que « l‘un des domaines dans lequel il apparaît urgent d’œuvrer, est sans aucun doute la protection de la création » (4). Les croyants sont donc appelés à agir en faveur de l’environnement.

L’écologie n’est pas qu’un phénomène de mode

« La question écologique ne doit pas être affrontée seulement en raison des perspectives effrayantes que laisse entrevoir la dégradation environnementale » (5). « La préoccupation pour l’écologie n’est pas une simple réaction aux plus pressentes et récentes menaces liées au réchauffement climatique global. » (6) L’engagement en faveur de l’écologie n’est pas passager, temporaire, lié à l’urgence de la situation. Il est profondément lié à la foi en Dieu. Le problème écologique actuel ouvre les yeux aux croyants sur les conséquences du péché - de l’égoïsme de l’homme - sur l’environnement. Il interpelle le chrétien sur sa foi, sur son rapport à la création et à l’autre. Jean-Paul II a insisté sur « l‘obligation grave de prendre soin de toute la création »,pour les catholiques, qui « découle directement de [la] foi en Dieu créateur » (3).

L’écologie ne s’oppose pas à l’homme

Benoît XVI indique également que l’écologie défendue par l’Église n’est pas celle des écologistes radicaux, les tenants de l’écologie profonde : « respecter l’environnement ne veut pas dire que l’on considère la nature matérielle ou animale comme plus importante que l’homme. » (7) « L’être humain a évidemment une primauté de valeur sur toute la création ». (7) Mais, il ne s’agit pas là d’un anthropocentrisme démesuré car l’homme n’est qu’une créature, il n’est pas Dieu, il ne peut agir comme il le souhaite.

Les thèses des écologistes radicaux ne sont pas sans conséquences sur la foi des croyants. Des prêtres catholiques, comme Eugen Drewermann (Le progrès meurtrier) ou le dominicainMatthew Fox, ont été happés par les théories de l’écologie radicale et inévitablement se sont séparés de la foi de l’Église (voir ici).

Saint François ou le bon rapport entre l’homme et l’environnement

En proclamant, le 29 novembre 1979, Saint François d’Assise patron céleste des écologistes, le pape Jean-Paul II n’a pas seulement encouragé solennellement les chrétiens préoccupés d’agir pour l’environnement. Il n’a pas seulement béni l’action de quelques individus mais il a reconnu l’écologie comme une préoccupation de l’Église. François d’Assise, qui était déjà un modèle de foi pour les chrétiens du monde entier comme saint, est désormais un modèle du chrétien tel qu’il doit se comporter avec la création : Il « donne aux chrétiens un exemple de respect authentique et sans réserve pour l’intégrité de la création » (3). Il n’est pas qu’un modèle pour les chrétiens attentifs à l’écologie mais pour tous les chrétiens qui y trouvent la bonne manière de vivre leur rapport à l’environnement, la juste manière de considérer la création.

Respecter la création par amour de Dieu

La création est l’œuvre de notre Dieu, un cadeau qu’Il nous fait, pour vivre et nous émerveiller.

Quand on reçoit un cadeau d’une personne qui nous aime, et que nous aimons aussi, nous prenons soin de son cadeau.  L’amour pour Dieu doit donc se traduire par un respect envers le cadeau de ce monde que Dieu nous donne. Le cadeau reçu nous rappelle l’amour de celui qui nous l’a offert. La beauté du monde nous invite également à nous rappeler que quelqu’un nous aime. « Le ciel raconte la gloire de Dieu, et l’œuvre de ses mains, le firmament l’annonce » dit le psalmiste (Psaume 18, 2) La nature est un signe de la grandeur du Créateur, elle nous invite à l’émerveillement, à l’étonnement, à l’amour même pour Celui qui nous donne de voir tant de beauté. En défigurant le monde, par la pollution, l’homme limite la possibilité pour d’autres de découvrir Dieu, de voir ses traces, de goûter un peu à son existence.

Ce monde ne nous a cependant pas été donné mais seulement confié. Nous n’en sommes pas propriétaires, nous n’en sommes que les gestionnaires. Il ne nous appartient pas, nous ne pouvons en faire ce que nous en voulons. Le Livre de la Genèse indique la mission de l’homme. Premièrement, il doit “dominer” les animaux (Gn 1, 25 et 28). Ce qui ne veut pas dire qu’il peut les exterminer ou les faire souffrir inutilement. Deuxièmement, il doit « cultiver » le jardin d’Eden et le « garder » (Gn 2, 15). Il n’a pas vocation à exploiter le monde jusqu’à le détruire. Il n’a pas l’autorisation de le dégrader, de le polluer, de le saccager. « La seigneurie de l’homme n’est pas absolue » disait Jean-Paul II (8). L’homme n’est qu’un intendant qui doit se montrer digne de la tâche qui lui est confiée. Hélas, « l’humanité à déçu l’attente divine» ( 8 ) en ne se comportant plus comme un « ministre du créateur » mais comme un « patron absolu », comme un « despote autonome » (4). « Nous devons constater que nous trahissons encore le mandat que Dieu nous a confié ». (9)

Cela dit, « lorsque de gardiens, on devient tyrans de la nature, celle-ci, tôt ou tard, se rebelle à la négligence de l’homme ». (10)

Respecter la création, par amour du prochain

Le pape Benoît XVI a rappelé récemment que la Terre est « notre maison commune », la maison de « la famille humaine » (7). Comme toute maison, elle doit être accueillante, source de bien être et de partage. Les hommes doivent donc la respecter, la soigner, l’embellir, car «toute attitude irrespectueuse envers l’environnement porte préjudice à la convivialité humaine » (11).

Le respect de la création trouve son sens dans le respect dans la vie des autres hommes. Si le chrétien est invité à agir en faveur de la préservation de la terre, c’est pour le bien d’autrui, par amour pour le prochain : les pays pauvres qui subiront le plus les conséquences du réchauffement climatique, les enfants et les personnes les plus fragiles qui souffrent de maladies dues à la pollution (12), les générations à venir à qui nous léguons une dette bien lourde à porter. Le soucis de l’écologie découle du soucis pour les autres hommes. L’Église dénonce l’égoïsme de l’homme qui pousse à ne se préoccuper que de soi au détriment d’autrui. C’est pourquoi le pape Jean-Paul II disait que la crise écologique est avant tout une crise morale (3) qui nécessite une conversion morale et un changement de notre « style de vie » trop basé sur l’hédonisme et la consommation. Jean-Paul II indiquait la voie : « l’austérité, la tempérance, la discipline et l’esprit de sacrifice doivent marquer la vie de tous les jours, afin que tous ne soient pas contraints de subir l’incurie de quelques uns. » (3) Benoît XVI montrait le même chemin aux jeunes réunis à Lorette : « Allez à contre-courant : n’écoutez pas les voix intéressées et séduisantes qui, de toutes parts, diffusent aujourd’hui des modèles de vie basés sur l’arrogance et la violence, le pouvoir et le succès à tout prix, l’apparence et la possession, au détriment de l’être. (…) N’ayez pas peur, chers amis, de préférer les voies “alternatives” indiquées par l’amour véritable: un style de vie sobre et solidaire ; des relations d’affection sincères et pures ; un engagement honnête dans l’étude et le travail ; l’intérêt profond pour le bien commun. » (4) L’Église nous appelle au partage, à la solidarité, à agir avec amour à l’image de Celui qui nous aime.

Le chrétien ne peut pas prendre à la légère les problèmes écologiques. Sa foi et son amour en Dieu l’amènent à prendre soin du bien de son créateur, à en user dans un esprit de partage, de solidarité avec tous, les pauvres et les générations futures compris.

Notes

(1) Constitution pastorale Gaudium et spes, “Avant propos”, 7 décembre 1965

(2) Paul VI, Discours sur les problèmes de la pollution de l’eau et de l’air, 17 mars 1971

(3) Jean-Paul II, “La paix avec Dieu créateur, la paix avec toute la création”Message pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 1990

(4) Benoît XVI, Homélie, Rencontre “Agora” des Jeunes au sanctuaire de Lorette, dimanche 2 septembre 2007

(5) Conseil pontifical Justice et Paix, Compendium de la doctrine sociale de l’église, 29 juin 2004, n.486

(6) Conseil Pontifical pour le dialogue Inter-religieux, “Chrétiens et Bouddhistes : prendre soin de la planète terre”, Message aux Bouddhistes pour la fête du Vesakh 2008

(7) Benoît XVI, Message pour la célébration de la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2008, n.7-8

( 8 ) Jean-Paul II, “L’engagement pour éviter une catastrophe écologique majeure”, Audience générale, Mercredi 17 janvier 2001

(9) Jean-Paul II et Bartholomaios I (Patriarche œcuménique), Déclaration de Venise, lundi 10 juin 2002

(10) Jean-Paul II, Message pour la XXIIIe Journée Mondiale du Tourisme, 27 septembre 2002

(11) Benoît XVI, Message pour la célébration de la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2007, n.9

(12) Jean-Paul II, Message pour la VIIIe Journée Mondiale du Malade, 11 février 2000, n.2

 

http://apologie.wordpress.com/2008/05/06/chretien-ecologie-papes/

 

 

 

 

 

 

 

19.09.2008

Banquet d'Amitiés Françaises & Normandes

 

L'association Amitiés françaises & normandes vous convie à son banquet le 5 octobre.

Cette association se veut un carrefour entre les acteurs associatifs en Normandie, les régionalistes et les écologistes y sont les bienvenus.

 

                                                                 100px-Blason_Normandie.png100px-Blason_France_moderne.svg.png

Tarif : 20 € pour les adultes, 6 € pour les enfants.

http://amitiesfrancaisesnormandes.blogspot.com

amitiesfrancaisesnormandes@yahoo.fr

 

 

Message de Benoît XVI au Sommet de la FAO à Rome

 

Message de Benoît XVI au sommet de la FAO à Rome 

ROME, Mardi 3 juin 2008 (ZENIT.org) - La faim et la malnutrition ne sont pas des fatalités : il faut des décisions courageuses et des réformes structurelles, demande Benoît XVI. 

Le pape a adressé un message aux participants du sommet de l'organisation de l'ONU pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) qui se tient au siège de cette organisation, à Rome, jusqu'au 5 juin. 

Le message du pape a été lu à l'ouverture de ce sommet par le cardinal secrétaire d'Etat Tarcisio Bertone. 

Il s'agit d'une « Conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire mondiale : le défi des changements climatiques et des bio-énergies ». 

 

Message de Benoît XVI 

Monsieur le président de la république italienne, 

Illustres chefs d'Etats et de gouvernements, 

Monsieur le directeur général de la FAO, 

Monsieur le secrétaire général de l'ONU, 

Mesdames et messieurs, 

Je suis heureux d'adresser un salut déférent et cordial à vous tous qui, à différents titres, représentez les différentes composantes de la famille humaine, et qui vous êtes réunis à Rome pour vous accorder sur des solutions adéquates pour affronter le problème de la faim et de la malnutrition. 

Au cardinal Tarcisio Bertone, mon secrétaire d'Etat, j'ai demandé de vous communiquer l'attention particulière avec laquelle je suis votre travail et de vous assurer de la grande importance que j'attribue à la tâche ardue qui vous attend.  

Vers vous regardent des millions d'hommes et de femmes, alors que de nouveaux obstacles menacent leur survie et que des situations préoccupantes mettent en danger la sécurité de leurs pays. De fait, la mondialisation croissante des marchés ne favorise pas toujours la disponibilité des aliments et les systèmes de production sont souvent conditionnés par des limites structurelles, ainsi que par des politiques protectionnistes et des phénomènes de spéculation qui relèguent des populations entières en marge des processus de développement. A la lumière d'une telle situation, il faut redire avec force que la faim et la malnutrition sont inacceptables dans un monde qui, en réalité, dispose des niveaux de production, des ressources et des connaissances suffisantes pour mettre fin à de tels drames et à leurs conséquences. Le grand défi d'aujourd'hui est celui de « mondialiser non seulement les intérêts économiques et commerciaux, mais aussi les attentes de solidarité, dans le respect et dans la mise en valeur de l'apport de chaque composante humaine » (Discours à la Fondation "Centesimus Annus pro Pontifice", 31 mai 2008). 

A la FAO et à son directeur général, vont par conséquent mon appréciation et ma gratitude, pour avoir à nouveau attiré l'attention de la communauté internationale sur ce qui fait obstacle à la lutte contre la faim, et pour l'avoir invitée à une action qui, pour être efficace, devra être unitaire et coordonnée. 

C'est dans cet esprit que je désire renouveler aux personnes qui participent à ce sommet le souhait que j'ai formulé au cours de ma récente visite au siège de l'ONU : il est urgent de surmonter « le paradoxe d'un consensus multilatéral qui continue d'être en crise à cause de sa subordination aux décisions d'un petit nombre » (Discours à l'assemblée générale de l'ONU, 18 avril 2008). En outre, je me permets de vous inviter à collaborer de façon toujours plus transparente avec les organisations des sociétés civiles engagées à combler le fossé grandissant entre richesse et pauvreté. Je vous exhorte encore à poursuivre ces réformes structurelles qui, au niveau national, sont indispensables pour affronter avec succès les problèmes du sous-développement, dont la faim et la malnutrition sont des conséquences directes. Je sais combien tout cela est ardu et complexe !  

Cependant, comment rester insensibles aux appels de ceux qui, sur les différents continents, ne réussissent pas à se nourrir suffisamment pour vivre ? Pauvreté et malnutrition ne sont pas une simple fatalité, provoquée par des situations environnementales défavorables ou par de désastreuses calamités naturelles. D'autre part, les considérations de caractère exclusivement technique ou économique ne doivent pas prévaloir sur les devoirs de justice envers ceux qui souffrent de la faim. Le droit à l'alimentation « répond principalement à une motivation éthique : ‘Donner à manger aux affamés' (cf. Mt 25, 35), qui pousse à partager les biens matériels comme signe de l'amour dont nous avons tous besoin [...] ce droit fondamental à l'alimentation est intrinsèquement lié à la sauvegarde et à la défense de la vie humaine, roc solide et inviolable sur lequel est fondé l'édifice des droits humains » (Discours au nouvel ambassadeur du Guatemala, 31 mai 2008). Toute personne a le droit à la vie : il est par conséquent nécessaire de promouvoir la mise en œuvre effective d'un tel droit, et l'on doit aider les populations qui souffrent du manque de nourriture à devenir graduellement capables de satisfaire leurs exigences d'une alimentations suffisante et saine.  

En ce moment particulier, qui voit la sécurité alimentaire menacée par l'augmentation du prix des produits agricoles, il faut en outre élaborer de nouvelles stratégies de lutte contre la pauvreté et de promotion du développement rural. Cela doit se faire aussi grâce à des processus de réformes structurelles, qui permettent d'affronter les défis de cette sécurité et des changements climatiques ; en outre, il faut augmenter la disponibilité en nourriture en mettant en valeur l'ingéniosité des petits agriculteurs et en leur garantissant l'accès au marché. L'augmentation globale de la production agricole ne pourra cependant être efficace que si elle est accompagnée de la distribution effective de cette production et si elle est destinée en priorité à la satisfaction des besoins essentiels. Il s'agit d'un chemin qui n'est certes pas facile, mais qui pourrait permettre, entre autres, de redécouvrir la valeur de la famille rurale : elle ne se limite pas à préserver la transmission, des parents aux enfants, des systèmes de culture, de conservation, et de distribution des aliments, mais elle st surtout un modèle de vie, d'éducation, de culture, et de religiosité. En outre, du point de vue économique, elle assure une attention efficace et pleine d'amour aux plus pauvres, et, en vertu du principe de subsidiarité, elle peut assumer un rôle direct dans la chaîne de distribution et de commercialisation des produits agricoles destinés à l'alimentation, en réduisant les coûts des intermédiaires et en favorisant la production à petite échelle. 

Mesdames et messieurs,  

Les difficultés d'aujourd'hui montrent comment les technologies modernes seules ne sont pas suffisantes pour surmonter le manque alimentaire, et pas davantage les calculs statistiques, ni, dans les situations d'urgence, l'envoi d'aides alimentaires. Tout cela a certainement une grande importance, cependant cela doit être complété et orienté par une action politique qui, inspirée par les principes de la loi naturelle inscrite dans le coeur des hommes, protège la dignité de la personne.  De cette façon, l'ordre de la création aussi, est respecté et « l'on a pour critère d'orientation le bien de tous » (Message pour la Journée mondiale de la Paix, 1er janvier 2008, n. 7). Seule la protection de la personne permet donc de combattre la cause principale de la faim, à savoir cette fermeture de l'être humain vis-à-vis de ses semblables, qui dissout la solidarité, justifie les modèles de vie consuméristes et désagrège le tissu social, en préservant, sinon même en approfondissant, le socle des équilibres injustes et en négligeant les exigences les plus profondes du bien (cf. Encyclique Deus caritas est, n. 28). Si, par conséquent, on faisait valoir sur la table des négociations, des décisions et de leur mise en œuvre, le respect de la dignité humaine, on pourrait surmonter les obstacles autrement insurmontables et l'on éliminerait ou au moins on diminuerait le manque d'intérêt pour le bien d'autrui. Il serait alors possible d'adopter des mesures courageuses qui n'abandonnent pas face à la faim, et à la malnutrition, comme s'il s'agissait simplement de phénomènes endémiques et sans solution. La défense de la dignité humaine dans l'action internationale, y compris d'urgence, aiderait en outre à mesurer le superflu dans la perspective des nécessités d'autrui et à administrer selon la justice les fruits de la création, en les mettant à la disposition de toutes les générations. 

A la lumière de tels principes, je souhaite que les délégations présentes à cette réunion assument de nouveaux engagements et envisagent de les réaliser avec une grande détermination. Pour sa part, l'Eglise catholique désire s'unir à cet effort ! En esprit de collaboration, elle tire de la sagesse antique, inspirée par l'Evangile, un appel ferme et général, qui reste d'une grande actualité pour ceux qui participent à ce sommet : « Donne à manger à celui qui meurt de faim, parce que, si tu ne lui donnais pas à manger, ce serait toi qui l'aurais tué » (Decretum Gratiani, c. 21, d. LXXXVI). Je vous assure que, sur ce chemin, vous pouvez compter sur l'apport du Saint-Siège. Bien que différent des Etats, celui-ci s'unit à leurs objectifs plus nobles pour sceller un engagement qui, par nature, implique toute la communauté internationale : encourager chaque peuple à partager les besoins des autres peuples, en mettant en commun les biens de la terre que le Créateur a destinés à la famille humaine tout entière.  

C'est dans ces sentiments que je formule mes souhaits les plus fervents pour le succès des travaux et que j'invoque la Bénédiction du Très-Haut sur vous et sur ceux qui s'engagent pour le progrès authentique de la personne et de la société. 

Du Vatican, le 2 juin 2008 

 

© Copyright : Librairie Editrice du Vatican 

Forum catholique européen pour l'écologie

Site internet du Forum catholique européen pour l’écologie


Source : Agence Zenit du 21 mai 2008


Le site « Forum catholique européen pour l'écologie » (www.cefe.ch) a été présenté lundi aux membres de la commission « environnement » du Conseil des conférences épiscopales d'Europe (CCEE).

La Commission s'est réunie à St. Gallen (Suisse) les 18 et 19 mai. Ont participé à la rencontre : le prof. Markus Vogt de l'université catholique de Munich (Allemagne) ; le rev. Lubomír Fabcin, responsable de la Mission catholique slovaque près les institutions européennes à Bruxelles, Luxembourg et Strasbourg ; le rev. prof. Karl Golser, sous-directeur de l'Etude théologique académique de Bolzano ; Jean-Pierre Ribaux, Pax Christi - Président de la commission « Sauvegarde et gestion de la création » (France) ; le rev. Bernard Sorel, Président de la commission pour la sauvegarde de la création (Belgique) ; Beatrice van Saan-Klein, du Forum catholique européen pour l'écologie (Allemagne).
Mgr Aldo Giordano, secrétaire général du CCEE et le rev. Ferenc Janka, secrétaire général adjoint du CCEE, assistaient également à la présentation.

Le site, explique un communiqué du CCEE, « se propose d'être un lieu d'information et d'échange d'expériences, de projets et activités pastorales en cours en Europe, à travers la diffusion de documents ‘retraçant des activités du Saint-Siège, des conférence épiscopales et des organisations européennes, liées à la sauvegarde de la création' sur des thèmes comme : la théologie de la création, la spiritualité et l'environnement, l'environnement et la bioéthique, le changement climatique, la protection de la biodiversité, l'eau, les détritus etc. ».
L'initiative, parrainée par le CCEE a été réalisée par un groupe d'experts sur le thème de la création, encouragé par la Conférence slovaque et soutenu par Renovabis.
Le site, en anglais (avec textes en français, allemand et italien), est le fruit des 6 consultations sur l'environnement réalisées par le CCEE de 1999 à 2004.

Les conférences épiscopales et les personnes qui ont de l'expérience et des responsabilités dans le domaine de la création, affirme le communiqué, « sont appelées à contribuer à la réalisation de ce site, en envoyant des documents parlant de leurs principales activités » dans le domaine.
Au cours de la rencontre, les participants ont également discuté de la réalisation du projet de compensation des émissions de CO2, mis en œuvre par les délégués de la troisième assemblée œcuménique européenne (4-9 septembre 2007), lors de leur déplacement aérien vers Sibiu en Roumanie. Les délégués, moyennant le paiement d'une taxe, ont permis le reboisement de 7 hectares de forêts en Roumanie.
A Sibiu, au nom des chrétiens d'Europe, les délégués ont exprimé la volonté d'un auto-engagement ou d'une « auto-obligation » au niveau personnel, social et ecclésial pour l'adoption de styles de vie qui soient compatibles avec l'environnement.
Durant cette rencontre, il a également été décidé qu'une délégation du CCEE participerait à la 7° Assemblée du Réseau chrétien européen pour l'environnement (ECEN), qui se tiendra à Milan du 24 au 28 septembre sur le thème « Le vrai défi du changement climatique ».

Sont membres du Conseil des conférences épiscopales d'Europe (CCEE), les 33 conférences épiscopales actuelles du continent, représentées de plein droit par leurs présidents, par les archevêques du Luxembourg et de la Principauté de Monaco et par l'évêque de Chisinau (Moldavie).
Le CCEE est présidé par le cardinal Péter Erdő, archevêque d' Esztergom-Budapest et primat de Hongrie ; les vice-présidents sont le cardinal Josip Bozanic, archevêque de Zagreb, et le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux.

http://www.cefe.ch/

 

Conversion écologique

Europe : « Nous avons besoin d’une conversion écologique »

Source : Agence Zenit du 5 mai 2008


« Nous avons besoin d'une conversion écologique »: reprenant cette citation de Jean Paul II, le président du Conseil de l'Union Européenne (EU), M. Janez Jansa, premier ministre slovène, a résumé la 4e rencontre annuelle des présidents des Institutions de l'UE avec les représentants des Eglises et Religions en Europe, ce lundi à Bruxelles.
Quant à Mgr Van Luyn, il souhaite la création d'un département européen de « Dialogue avec les religions » et d'un « Haut représentant pour les générations futures ».

Un communiqué de la COMECE indique en effet que les représentants religieux ont affirmé une responsabilité partagée avec les responsables politiques quant au devenir de la planète.
Rappelant que la Bible parlait de « création » plutôt que de « nature », le cardinal Franc Rodé, préfet pour la congrégation romaine pour les Instituts de Vie consacrée et les Sociétés de Vie apostolique, a estimé qu'il était difficile de se sentir responsable face à la « nature » dont le concept même fait référence à des ressources inépuisables, alors que le concept de création fait appel à la responsabilité de l'homme.
Il précisait : « Dans le monde actuel, nous sommes obligés à une ascèse et à nous contenter d'un mode de vie plus simple pour préserver les ressources de la création et de les partager avec les populations plus pauvres ».

Le primat de l'Eglise luthérienne de Suède, Anders Harald Wejryd, a ajouté qu'il était du devoir des religions de s'impliquer dans la lutte contre le changement climatique qui soulève des questions « morales, de justice et d'équité ». En tant qu'instances porteuses d'espoir et ayant des perspectives de longue haleine, les religions peuvent, selon lui, aider à relever le défi du changement climatique souvent obscurci par les difficultés en apparence insurmontables.
Mgr Adrianus Van Luyn, président de la COMECE, a suggéré la création d'un poste de « Haut représentant pour les générations futures » qui serait, aux côtés du Haut représentant de l'UE pour les relations extérieures, vice-président de la Commission européenne. « Ce serait là un signe visible de notre espérance en une Europe solidaire au-delà des frontières géographiques et temporelles ».

Concernant le deuxième thème de la rencontre, « la réconciliation entre les peuples », Mgr Van Luyn a par ailleurs proposé que le futur Service des relations extérieures dont sera dotée l'UE dès l'application du Traité de Lisbonne, soit complété par un département pour le « Dialogue avec les religions » et que ses diplomates bénéficient d'une formation en matière religieuse et de dialogue interreligieux.

Le président de la Commission européenne, M. Barroso a estimé que, dans sa lutte pour éviter le choc des civilisations, l'Europe devait bâtir son identité sur la diversité, « une diversité réconciliée ».
Estimant que le dialogue interculturel était un processus permanent, M. Pöttering, président du Parlement européen, a souhaité que les institutions européennes poursuivent ce dialogue avec les communautés de foi tout au long de l'année, anticipant ainsi l'application du Traité de Lisbonne qui prévoit un dialogue « ouvert transparent et régulier » avec les Eglises en son article 17.

Ce sont 21 représentants des religions monothéistes en Europe qui ont participé à cette rencontre avec le président de la Commission européenne, le président du Conseil de l'UE et le président du Parlement européen.

Un livre indispensable

L'écologie de la Bible à nos jours
Patrice de Plunkett

Révolution dans l’écologie : la défense de l’environnement se généralise. Déjà, elle a échappé aux partis verts tombés en panne d’identité. La communauté internationale multiplie les réunions d’urgence, les débats sur les mesures à adopter pour éviter le pire. Le grand public s’interroge : qui est fautif du saccage de la planète ? On a parfois laissé penser que la surexploitation de la Terre était cautionnée par la Bible, qui dit : « Emplissez la terre et dominez-la… ». On a même accusé le judéo-christianisme d’être incompatible avec une pensée écologique.

Or, c’est tout le contraire. Le saccage de la Terre a commencé avec l’Occident capitaliste déchristianisé. Et aujourd’hui, les chrétiens pourraient bien se lancer dans une aventure inattendue en formant l’avant-garde d’une nouvelle écologie.
Après Jean-Paul II, pape voyageur, Benoît XVI, pape intellectuel, s’adresse aux six milliards d’humains (dont près de deux milliards de chrétiens). Il les appelle à ne pas céder aux mirages d’une société mondialisée devenue folle. Ce pontife, vu comme un conservateur, invente une modernité politique radicale. Il défend la Terre et la vie sous toutes ses formes, création de Dieu donnée en partage à tous et menacée par la rapacité de quelques-uns.

Editions de l'Oeuvre
Prix : 20 euros
ISBN : 978-2-35631-007-1

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