22.10.2008

croissance infinie?

"Celui qui croit qu'une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou - ou un économiste." Kenneth Boulding

20.10.2008

Écologiste et conservateur?

"La vérité est que le mouvement écologiste est incontestablement conservateur. En ceci qu'il prétend préserver la qualité de la vie, la socialité organique, les cadres de vie traditionnels, les spécificités culturelles et la biodiversité, mais qu'il est également révolutionnaire en ce sens qu'il entend rompre de façon radicale avec l'idéologie productiviste qui sous-tend aujourd'hui la logique planétaire de la Forme-capital et du marché."

Alain de Benoist - Demain, la décroissance! Penser l'écologie jusqu'au bout - Edite, 2007.

18.10.2008

Conservateur? et écologiste?

Nous sommes conservateurs parce qu'écologistes, cela peut surprendre dans le climat actuel, mais c'en est pas moins vrai! Conservateurs comme Edmund Burke le présentait :

"UN RAPPORT DE PARTENARIAT ENTRE LES MORTS, LES VIVANTS ET CEUX QUI NE SONT PAS ENCORE NÉS".

Quelle meilleure définition pour l'écologie?

17.10.2008

Deux mots une même racine

Sur les Manants du Roi

Economie et écologie…  
Les tumultes et tempêtes qui secouent la sphère économique pourraient bien être rapprochés de ceux qui secouent la sphère écologique… Et peut-être devrions-nous  réviser certaines des idées reçues…. En gardant en mémoire la racine de ces mots : « oikos », maison dans le sens de patrimoine…

En son temps, sous l’Ancien régime, les pollutions industrielles ainsi que les rejets d’ordures étaient traités sous l’angle de la violation de la propriété, tout comme les troubles de voisinage… Et sous l’Empire, le Code civil n’a pas modifié cette tradition juridique…

La délivrance par les autorités administratives d’une autorisation d’exercer une activité polluante ou dangereuse n’exonérait pas le détenteur de cette autorisation de sa « responsabilité civile en cas de plainte des voisins »…

Ce n’est que vers le milieu du XIXe siècle que la gestion des risques environnementaux est passée sous la responsabilité de l’Etat, gestion conduite par des intérêts économiques et politiques…

Deux mots une même racine. Deux mots pris dans des turbulences dont nous ne mesurons pas encore toutes les conséquences…

Et si pour remettre les pendules à l’heure nous tirions les leçons du passé ?

Léon Areva, le 9 octobre 2008

Les roses ont bien des épines

Article trouvé sur Les Manants du Roi

Nous disons beaucoup avec des fleurs. Mais d’où viennent-elles ? 
Petit voyage au Kenya, pays d’ « élection » pour de grands groupes qui ont investi et bouleversé la vie traditionnelle…

Fleurs du mal ou chance inespérée pour les populations kényanes ?

Crée dans les années 1970, l’industrie horticole a connu un fort développement dont les revenus sont en passent de prendre la première place devant ceux du tourisme ou du thé…

Bien des roses que nous offrons proviennent du Kenya où se sont implantées d’immenses fermes horticoles. En 2007, la culture florale représentait 45% des ses exportations horticoles, soit un apport de plus de 455 millions de dollars…
Les fleurs devancent les fruits et les légumes.

Le Kenya disposait de tous les atouts pour que s’y développe à grande échelle une telle activité. En fin connaisseur, Alain Meilland, le plus important créateur de roses au monde  qui a participé de près au développement de la floriculture dans les pays du sud, nous explique les raisons de l’engouement pour le Kenya: « On a commencé à s’intéresser à ces régions en 1973, après la grande crise de l’énergie. Nous nous sommes demandés s'il était nécessaire d’utiliser autant d’énergie dans des conditions difficiles comme en Suisse, en France et dans une grande partie de l’Europe, alors que là-bas, on pouvait le faire sans avoir besoin d’énergie, uniquement en jouant sur ces différences de température… Ces régions sont des régions qui ne nécessitent pas d’énergie artificielle, comme du gaz naturel, du pétrole ou du charbon, pour chauffer les serres. Ce sont des régions très tempérées, où il y a une différence de température entre le jour et la nuit, mais pas besoin d’ajout de température. »


Dans ces régions, la luminosité est parfaite: le soleil brille 12 heures par jour et ceci durant toute l’année. De plus, dans les zones d’altitude, la différence de température entre le jour et la nuit est idéale. Bref, en Equateur ou au Kenya, la nature offre gratuitement les conditions climatiques d’une serre hollandaise. Il suffit juste de protéger les fleurs du vent et de la pluie.

Nous rajouterons aussi la « souplesse de la législation » du Kenya…

Et que pour produire toujours plus, l’éclairage artificiel permanent et l’arrosage ininterrompu sont apparus dans bien des fermes…

Economie d’énergies ? Ces fleurs étant destinées à l’exportation, il convient de ne pas gommer le coût d’acheminement : d’après le site « Terra Economica », « la dépense énergétique engendrée par l’achat d’un bouquet de 25 roses équivaut à une balade en voiture de 20 kilomètres. »

Mais, et cela peut nous  paraître surprenant, le bilan énergétique du transport par avion est inférieur à celui des serres hollandaises  chauffées et éclairées 24 heures sur 24…

La fleur ne se congelant pas, une fois coupée, elle commence à mourir. Aussi, pour assurer un acheminement rapide, une logistique à l’échelle planétaire a été mise en place par les Hollandais, spécialistes mondiaux de ce marché.

Marie-Françoise Petitjean, consultante en horticulture nous explique :
 « A partir du moment où la rose est cueillie, chaque heure compte.» Coupée le lundi au Kenya, la rose débarque à Amsterdam à J + 3, puis à Rungis (J + 5), et se retrouve sur l'étal du fleuriste le week-end.
 L'arrivée d'Internet dans le milieu de la fleur a donné un coup de pouce supplémentaire aux producteurs locaux. Floraplex, un site ouvert par un Néerlandais, met en contact les producteurs et les acheteurs. «Nous offrons aux petits producteurs du fin fond du Kenya ou de l'Equateur une vitrine ouverte à toute la planète», explique Cess Van Vliet, responsable de « Floraplex » aux Pays-Bas. A Amstelveen, à proximité d'Aalsmeer, là où se déroule chaque jour la plus grande Bourse aux fleurs du monde (21 millions de tiges échangées), la société « Tele Flower Auction » propose, elle, des enchères virtuelles: à peine débarquées de l'avion, les fleurs circulent sur un tapis roulant, où elles sont filmées à l'aide de caméras numériques: les images partent sur Internet et sont soumises aux acheteurs.

Dans un pays frappé par un taux de chômage de près de 40%, nos considérations « écologiques » apparaissent grotesques : l’industrie horticole est apparue comme un don du ciel…

Au Kenya, on dénombre plus de 5.000 groupes de femmes –principales ouvrières de la fleur– actifs. Au total, 50.000 personnes vivent de la floriculture, et les activités secondaires qui en découlent fourniraient du travail à plus d’un million de kényans…

Le principal site, autour du lac Naivasha, emploierait près de 3000 personnes.
Des bouleversements découlant de cette activité ?

Ecoutons Jafeth Maina Wamwiri, président de l'Ecole de terrain pour agriculteurs « Wamahoa » ("des fleurs") à Kiambu, près de Nyeri : « Les cultures d'exportation ont transformé notre vie. Nous avons refait nos toitures, nous avons amélioré nos logements et nos enfants vont à l'école. Nous devons nous assurer que les habitants d'autres pays continuent à acheter nos fleurs. »

La question qui se pose est simple : A quel prix ?

Mal informées et mal protégées, les femmes qui cueillent et qui manipulent les tiges sont parfois victimes d’intoxications. Selon une enquête du « World ressource institute », une organisation de protection de l’environnement, 2 travailleuses sur 3 souffriraient de nausées et de troubles de la vue.

Plus grave encore : les risques en cas de grossesse. Adriana Gonzalves Guevara, médecin, a constaté des cas de fausses couches, particulièrement quand l’homme et la femme travaillent les deux dans la culture des fleurs… Les fleurs ne sont pas les choux même quand elles font les choux gras de grands groupes européens…

Aux Etats-Unis et en Europe, les règlements des résidus chimiques sur les fleurs, par exemple, sont moins stricts que pour la nourriture…

Afin que les fleurs que nous offrons soient toujours plus belles et plus « fraîches » nous avons fermé les yeux sur l’utilisation de fortes doses de pesticides qui contiennent du chlorure de méthyle, un fumigeant pour sols qui ravage l’organisme. Et les troubles occasionnés font florès… maux de tête, problème d’épiderme, vision brouillée, troubles de l’équilibre, de la mémoire, insomnies, dépression entre autres…

Et c’est toute la faune et la flore qui pâtit des excès découlant de l’industrie horticole.

Dans la région du lac Naivasha, d’une superficie de 170 kilomètres carrés, les eaux résiduelles des fermes horticoles, peu ou pas traitées, sont directement reversées dans le lac, affectant les espèces qui y vivent. Le dérèglement climatique vient s’ajouter aux facteurs de mise en danger de la faune : le niveau de l’eau étant désormais très fluctuant, différentes espèces d’oiseaux sont en train de disparaître et les poissons ne survivent pas.

Le tilapia, poisson pêché traditionnellement dans la région, a complètement disparu, tandis que l’écoulement d’engrais chimiques, utilisés dans les fermes, a entraîné une multiplication des algues et l’apparition d’une nouvelle plante, la jacinthe d’eau, une véritable peste dans plusieurs lacs d’Afrique. Rappelons que le tilapia est un grand consommateur de moustiques et qu’il permettait de « contrôler » la malaria…



 « Les algues ont recouvert d’importantes zones de reproduction des poissons et empêchent l’oxygénation de l’eau » explique David Kilo du « Lake Naivasha Anti-Poching and Conservation Group ». D’autres produits nocifs s’écoulent aussi jusqu’au lac et il n’est pas rare d’y découvrir des groupes de poissons ou d’oiseaux morts, ce que les riverains n’observaient pas avant l’ouverture des fermes. Parfois le bétail n’échappe aux dommages collatéraux… Ainsi il est arrivé que des  vaches meurent après avoir bues l’eau d’un ruisseau qui coulait depuis une des fermes. 
La pression grandissante exercée sur le lac, réservoir d’eau douce, met en péril la survie d’un riche écosystème dont dépendent depuis des générations de nombreux pêcheurs, éleveurs et agriculteurs. Nicholas Kitavi Nzioka, agent environnemental au conseil municipal de Naivasha, ne craignait pas d’affirmer :  « A ce rythme, le lac ne pourra pas survivre plus de 15 ou 20 ans ».

Le niveau d’eau du lac diminue à un rythme alarmant, alors que la consommation en eau à des fins d’irrigation dans les fermes industrielles ne cesse d’augmenter. La source du lac, située dans les collines avoisinantes, ne suffit plus à régénérer le lac et la région connaît des saisons des pluies de moins en moins abondantes.
Le lac, ressource publique, est entouré à 90 % de propriétaires privés.

Et le conseil municipal n’a pas les moyens de défendre l’intérêt de ses citoyens face aux investisseurs étrangers.  : Kitavi Nzioka rajoutait : « Ce sont des grosses compagnies avec d’importantes ressources et des contacts au sein du gouvernement »

Bénéficiant d’une main d’œuvre à bon marché, les « fermes » ne payaient il y a peu encore, pratiquement aucune taxe municipale et devaient plus de 70 millions de shillings en droits territoriaux…

Si dans la région de Nyeri, les femmes cultivent des produits lucratifs à l'exportation comme les pois mange-tout et des fleurs comme le limonium et la tubéreuse ou des légumineuses, un double défi semble se dessiner : Prendre en compte des impératifs véritablement « écologiques » et parfaire les techniques de commercialisation…

Les groupes de Nyeri ont déjà créé leurs propres fonds de crédit renouvelable et leur production rivalise avec celle des plus grands cultivateurs, les exportateurs devant envoyer un camion tous les deux jours pour ramasser leur production…
Dans ces conflits d’intérêts naissants, les consommateurs européens, entre autres, ont un rôle à jouer. Les bonnes âmes n’ont de cesse de réclamer une protection de la nature grandissante, mais le bouquet à la main, se gardent bien d’évoquer la situation de l’horticulture kényane…

Simon de Quoisiry, le 9 octobre 2008

Lire:

http://www.fao.org/french/newsroom/news/2002/3789-fr.html

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=311201&sid=...

http://www.afrik.com

Lauranne Provenzano pour Afrik.com : 

http://www.infosdelaplanete.org/4401/kenya-les-fleurs-du-mal.html
Un reportage réalisé grâce aux contributions de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) et du Carrefour international de la presse universitaire francophone (CIPUF)

Les autres « Roses » du Kenya ?

Frédéric Le Play : une grande personnalité du catholicisme social en France

FRÉDÉRIC LE PLAY (1806-1882)

 

Pierre-Guillaume-Frédéric LE PLAY naquit le 11 avril 1806, d'une famille modeste, au village de la Rivière, près de Honfleur [Calvados]. Admis, en 1825, à l'École Polytechnique, il en sortit, en 1827, pour entrer avec le no 1 à l'École des Mines, où des succès exceptionnels lui valurent les félicitations très flatteuses de M. Becquey, Directeur général des Ponts et Chaussées.

Dès le premier voyage de mission qu'il fait en Allemagne, de concert avec son ami Jean Reynaud, il se sent attiré vers l'étude des familles ouvrières et se révèle avec sa double faculté d'ingénieur et d'observateur. Confirmé dans sa résolution de se vouer aux questions sociales par un accident de laboratoire qui mit sa vie en danger et le retint au lit ou à la chambre pendant dix-huit mois, il exécute, de 1832 à 1854, de nombreux voyages dans toutes les parties de l'Europe, et il y mène de front les deux genres d'études qui se partagent son infatigable activité. Il publie le résultat de ses observations techniques dans une série de mémoires et d'ouvrages qui ne tardent pas à le classer au premier rang parmi les ingénieurs des Mines.


Extrait du livre de Anatole prince Demidoff : Voyage dans la Russie méridionale et la Crimée, par la Hongrie, la Valachie et la Moldavie, exécuté en 1837, sous la direction de M. Anatole de Demidoff, par MM. de Sainson, Le Play, Huot, Raffet, Rousseau, de Nordmann et du Ponceau.- Paris, Ernest Bourdin, 1840-1842. 
(C) Photo Mines ParisTech 
Le Play n'était pas seulement un théoricien, très exactement renseigné : c'était aussi un ingénieur pratiquant, un administrateur incomparable, poussant l'ordre jusqu'au génie: et doté d'un grand ascendant sur les hommes. Le prince Demidoff, qui l'avait vu à l'oeuvre, lui confia l'exploitation de ses mines métalliques de l'Oural. Le Play s'acquitta de cette tâche avec un plein succès; il créa de puissants établissements métallurgiques, où il eut à conduire jusqu'à 45.000 ouvriers et développa ainsi, sur des proportions inattendues, d'immenses richesses industrielles.

Entre temps, comme secrétaire d'une Commission spéciale, il organisait, puis dirigeait, de 1833 à 1847, la statistique de l'industrie minérale, instituée par la loi des finances du 28 avril 1833 et l'élevait à un niveau que ses successeurs ont su maintenir.

Tant et de si beaux travaux lui avaient conquis une telle réputation, qu'il fut appelé, en 1848, à professer la Métallurgie à l'Ecole des Mines et il occupa cette chaire, avec un grand éclat, jusqu'en 1854.

Il comptait couronner ses études et ses travaux techniques par un grand ouvrage, qui aurait été comme le monument de sa vie d'ingénieur : l'Art métallique au XIXe siècle. Cet ouvrage était déjà fort avancé, quand éclata la Révolution de 1848. Ses amis, M. Thiers en tête, lui firent sommation d'utiliser toutes les richesses amassées au cours de ses voyages et de se dévouer à ce qui, dans leur conviction unanime, constituait « l'oeuvre du salut public ». Malgré ses vifs regrets d'abandonner cette science professionnelle, qui lui avait valu de si légitimes succès, Le Play céda à un appel qui correspondait à celui de sa conscience : il se démit de sa chaire et appartint désormais tout entier à sa mission sociale.

Avant de l'étudier à ce point de vue, achevons rapidement l'histoire de sa brillante carrière.

Chargé à la dernière heure de réorganiser, comme Commissaire général, l'Exposition universelle de 1855, il y fit preuve de qualités si exceptionnelles, qu'il fut investi d'une mission analogue à Londres en 1862, puis désigné, avec le même titre, pour présider à l'Exposition universelle de 1867, à Paris. « Personne, a dit M. Paul Leroy-Beaulieu, n'a oublié l'ordre merveilleux qui régnait à cette exposition, le système si simple et si ingénieux qui avait été suivi pour le classement des produits des diverses nations et qui permettait de laisser son unité à chaque exposition nationale, tout en rapprochant les produits similaires des divers pays. » [Le fils de LE PLAY a épousé la fille de Michel CHEVALIER. Une autre fille de Michel CHEVALIER épousa Paul LEROY-BEAULIEU.]

On doit également citer la stricte économie, avec laquelle fut acheté ce brillant succès, qui, loin de toucher au capital de garantie, laissa un reliquat net d'environ 3 millions sur les 12 millions de subventions de la Ville de Paris et de l'Etat. Si les expositions subséquentes se sont inspirées de la classification et des solutions adoptées par celle de 1867, elles se sont moins fidèlement souvenues de ses enseignements financiers.

Mais le trait qui a contribué à donner à ces grandes assises de 1867 leur physionomie toute particulière, c'est la place d'honneur qu'y ont tenue, pour la première fois, les préoccupations sociales. Jusque-là, on n'avait songé à faire des expositions qu'un étalage de produits matériels; mais Le Play ne pouvait, quoi qu'il entreprît, se dégager de cette pensée dominante, autour de laquelle gravitait sa vie : l'homme, son bien-être, sa paix, son bonheur. Il voulut donc mettre à part et en belle place, dans un groupe spécial, - le fameux groupe X - : « les objets destinés à l'amélioration de la situation matérielle et morale des travailleurs »; puis, derrière le produit, faire apparaître le producteur, en instituant le nouvel ordre de récompenses, « en faveur des personnes, des établissements ou des localités, qui, par une organisation ou des institutions spéciales, ont développé la bonne harmonie entre tous ceux qui coopèrent aux mêmes travaux et ont assuré aux ouvriers le bien-être matériel, moral et intellectuel ».

Ce concours marque une date mémorable dans l'histoire de la science sociale; il a servi de précédent et de préface à l'exposition d'Économie sociale, qui a été l'un des meilleurs éléments de succès de l'Exposition de 1889 et qui a désormais sa place incontestée dans ces grandes solennités internationales.

A la suite de l'exposition de 1855, Le Play était entré au Conseil d'État et n'avait pas tardé à s'y faire une situation très élevée. C'est en particulier sur lui qu'a reposé l'enquête, qui devait aboutir, en 1860, à l'émancipation de la boulangerie et du commerce des grains.

Très apprécié de Napoléon III, qui aurait dit volontiers de lui ce que Louis XVI disait de Turgot : « Il n'y a que vous et moi qui aimions le peuple », il fut, après le succès de l'Exposition de 1867, nommé sénateur, grand-officier de la Légion d'honneur, inspecteur général des Mines.

Mais il n'était pas de ceux dont les satisfactions personnelles endorment la clairvoyance ou enchaînent le langage. Dès 1864, il dénonçait, dans sa Réforme sociale, les dangers croissants d'une situation où les succès de la prospérité matérielle avaient tari les sources de la vie morale, et il indiquait les mesures qui pourraient conjurer la catastrophe. Quand les désastres, qu'il avait prévus avec tant de sagacité et prédits avec tant de courage, se furent abattus sur le pays, Le Play se mit, avec une ardeur infatigable, à remonter les coeurs; il n'admettait pas qu'on désespérât de l'avenir, il rappelait que « Dieu avait fait les nations guérissables » ; il redisait ce mot de Bolingbroke que « c'est par des calamités nationales, qu'une corruption nationale doit se guérir ». - « Quand la France, écrivait-il à un ami, devrait se réduire au royaume de Bourges, il faudrait plus que jamais travailler à la réforme et préparer son avenir. »

Son salon hospitalier de la place Saint-Sulpice, dont une admirable compagne l'aidait à faire les honneurs, était devenu le rendez-vous de tous ceux qui sentaient le besoin d'espérer et de se dévouer, et que groupait autour de lui une même passion, celle de la paix sociale et du salut de la France. Petit, courbé, amaigri, modestement vêtu; le front haut, découvert, fortement bombé; les yeux enfoncés sous d'épais sourcils et scrutateurs avec bienveillance; la tête penchée, les bras pendants, il paraissait parfois absorbé en lui-même; mais, quand il s'animait et se laissait aller à ouvrir le trésor de ses souvenirs ou de ses méditations, son regard s'illuminait, sa parole s'élevait et tous se réchauffaient à la chaleur de sa science et de son patriotisme.

Sa sérénité s'accroissait avec la possession de plus en plus complète de la vérité, d'abord entrevue, puis conquise par une longue vie de labeur et de vertu. Elle ne se démentit pas en face des menaces de la mort. Il en supporta les approches avec un courage chrétien. Après plusieurs assauts, il s'éteignit le 5 avril 1882, en balbutiant le mot de paix, dans une dernière crise où Dieu lui épargna les angoisses de l'agonie. Il a été inhumé dans une sépulture de famille au territoire du Vigen, près de Limoges. « Le penseur, le savant, y repose non loin du berceau de Gay-Lussac et de d'Aguesseau (Lacointa, F. Le Play, Le correspondant, 25 avril 1882). »

Ce qui assure l'immortalité du nom de Le Play, ce ne sont ni ses travaux et ses écrits d'ingénieur, ni ses succès de commissaire général des Expositions : ce sont ses études sociales et les livres où il les a présentées au public; c'est sa méthode et c'est sa doctrine.

Cette méthode, qui a créé ou au moins renouvelé la science sociale, c'est la méthode d'observation. En dehors de cette discipline et de cette base expérimentale, la science sociale n'est qu'une sorte d'astrologie ou d'alchimie, prête à accueillir les théories les plus décevantes, à couvrir les essais les plus aventureux, à mener droit aux abîmes ceux qu'elle a la prétention de guider.

Pour diriger ses recherches, Le Play part de ce principe que, si la société des abeilles et des fourmis a sa loi, celle des hommes doit avoir la sienne, si exactement adaptée à leur nature, qu'on s'assure la paix et le bonheur en la pratiquant et qu'on ne puisse la violer sans en être puni parle désordre et le malaise. Il suffira donc de s'en aller de par le monde, à la façon de Descartes, en quête des symptômes de santé ou de maladie sociales, pour en dégager cette loi supérieure, qui préside à la prospérité ou à la souffrance des peuples.

L'observatoire de ces recherches, ce sera la famille, qui forme « la véritable molécule sociale ». Elle n'est pas un groupement artificiel ou éphémère ; pendant que tout passe, elle demeure; avec des éléments d'un jour, elle fait une chaîne indéfinie, qui relie les générations successives. En prolongeant, en perpétuant l'individu, elle est, suivant la belle expression de Taine, « le seul remède à la mort ».

Les familles à étudier seront les plus simples, les plus modestes, parce qu'elles conservent, dans la pureté originelle, les types caractéristiques, altérés ailleurs sous l'influence des croisements et des courants, auxquels est due la formation des sociétés modernes.

L'armature de ces études sera le budget domestique. Comme chacun des actes de la famille finit par aboutir à une recette ou à une dépense, son budget la dissèque et livre aux observateurs le secret de sa situation à la fois matérielle et morale.

Telle est « la monographie de famille », qui constitue, en partie, l'originalité et la vigueur de la méthode de Le Play. Il en a dressé, pour la plupart des pays de l'Europe, en les coulant toutes dans le même moule, de manière à les rendre comparables. Les Ouvriers européens, publiés en 1855, en contenaient 57 ; depuis lors, le nombre s'en est accru et dépasse la centaine.

Pour découvrir les familles types de chaque contrée et se renseigner sur le bien ou sur le mal, Le Play se mettait à l'école de ces hommes sages, qu'il a nommés « les autorités sociales » et qui font régner la paix autour d'eux. Platon les appelait des « hommes divins, dont le commerce est d'un prix inestimable et qu'on doit aller chercher par terre et par mer ». Le Play suivait littéralement ce précepte. « J'ai fait souvent, disait-il, deux mille kilomètres en poste, pour aller consulter quelque propriétaire foncier éminent aux confins du monde européen. J'ai encore l'ardeur nécessaire - il avait alors 61 ans - pour aller, dans le même but, à l'extrémité du réseau ferré, dans toute direction où il y aura à recueillir un renseignement utile ou à voir un homme dévoué au bien. »

S'il aimait à ce point le document vivant, l'homme faisant pratiquement le bien sans dogmatisme, il avait peu de goût pour les lettrés, qui se laissent aller trop volontiers aux nouveautés brillantes et téméraires, et pour les juristes qui ont le fétichisme des codes et voudraient y enfermer le monde. Pour lui, la meilleure partie de la constitution d'un pays était extérieure à ces codes, et résidait dans les moeurs et l'initiative privée. Il interrogeait, sans relâche, paysans et ouvriers, et déclarait avoir beaucoup appris d'eux. Il a donc étudié et constitué la science sociale, non dans les bibliothèques et à coup de livres, mais en plein air, au village, dans la cité, au foyer des familles, dans l'atelier industriel ou dans le domaine rural. 
 

  Après la méthode, la doctrine, bien qu'il soit périlleux de vouloir la résumer en quelques mots.

La géographie sociale du monde actuel nous présente des « sociétés stables », des « sociétés ébranlées », des « sociétés désorganisées ». Si le bonheur et la paix sont le véritable critérium de la santé des nations, de la conformité de leurs moeurs à la loi suprême, les peuples souffrants devront, pour se guérir, se rapprocher des modèles que leur fournissent les peuples prospères dans le passé, comme dans le présent. Ils auront, d'une part, à restaurer, - avec les tempéraments nécessaires et en les adaptant aux conditions des sociétés modernes, - les institutions et les moeurs qui ont fait autrefois la grandeur de leurs pères; d'autre part, à emprunter le secret de leurs succès à ceux de leurs émules qui auront su garder ou conquérir la prospérité.

De l'étude comparée des sociétés stables, ébranlées ou désorganisées, Le Play a dégagé, avec les causes du bien-être ou du malaise social, les principes à suivre pour maintenir ou restaurer la prospérité matérielle et morale des peuples. Ces principes, en parfait accord avec la nature de l'homme, sont formulés dans le « Décalogue éternel », dont les prescriptions se retrouvent chez toutes les races humaines et décident de leurs destinées. « Les peuples qui observent le Décalogue prospèrent; ceux qui le violent déclinent; ceux qui le répudient, disparaissent. »

Appliquant sa méthode et ses vues au régime du travail agricole et industriel, Le Play a de même établi « les pratiques essentielles à la paix des ateliers » [ Ce sont ces pratiques qui, en 1867, avaient servi de critérium pour guider le jury international du Nouvel ordre de récompenses dans l'attribution de ses prix. Le Play les a formulées peu après dans son Livre intitulé l'Organisation du travail, 1869. ] ; il a insisté, avec une constance que rien n'a lassée, sur les inconvénients du « partage forcé » en matière de succession et il a demandé sans relâche la réforme de ce régime, dans le sens non pas du retour au droit d'aînesse, comme on le lui a injustement reproché, mais d'une plus grande liberté restituée au père de famille.

Il a démontré, avec une grande abondance de preuves, l'heureuse influence qu'exerçait la diffusion de la petite propriété sur la stabilité, la prospérité et la paix sociale; il aimait à citer ce passage du Livre des Rois, où il est dit que, « pendant le règne de Salomon, le peuple de Judas et d'Israël vivait dans la paix et dans la joie, chacun sous sa vigne et son figuier ». Ce qu'il voulait, ce n'était pas la petite propriété indigente et instable, mais celle qui est exactement adaptée aux facultés de travail de la famille et à ses besoins. Il se complaisait dans le tableau de ces « familles-souches », qu'il avait observées dans les divers pays de l'Europe et dont les derniers spécimens succombaient chez nous sous les coups du partage forcé.

Il rappelle aux détenteurs de la richesse sous toutes ses formes, et surtout aux propriétaires ruraux, qu'ils sont investis « d'une fonction sociale »; que, si elle leur confère des droits, elle leur impose des devoirs, qui en sont comme la contre-partie et la rançon. Tous ceux qui jouissent d'une supériorité sociale à un titre quelconque sont tenus de faire acte de « patronage ». Ces institutions patronales, dont nous avons admiré l'épanouissement à l'exposition d'Économie sociale de 1889 et qui suivent l'ouvrier du berceau à la tombe, opposant un remède ou un secours à chacune de ses souffrances ou de ses crises, procèdent en ligne directe de l'influence de Le Play, et c'est à lui que l'industrie et le pays sont en grande partie redevables de leurs applications et de leurs bienfaits.

On se tromperait si, de la complaisance qu'avait Le Play pour l'étude du passé et des populations simples et primitives, on concluait qu'il était un esprit rétrograde, un contempteur systématique des sociétés modernes et de leurs aspirations. Il mêle d'une façon intime le sens du présent à celui du passé. Quand il rend justice aux anciennes organisations qui ont eu leur période de grandeur et répondaient aux conditions de leur époque, il s'attache, non à leurs formes disparues sans retour, mais à leur essence et cherche à garder leur vertu sans leur moule. Il affirme que l'Etat n'a le droit d'intervenir que pour suppléer à l'impuissance ou à l'abstention de l'initiative privée; qu'il doit s'efforcer de provoquer, de fortifier cette initiative, de manière à se rendre inutile et à s'effacer. Il est partisan de la liberté, parce qu'il voit en elle, non une fin et un but, mais un moyen et comme la condition même du devoir social. Ce qu'il réclame pour le père de famille, ce n'est pas - je le répète - le droit d'aînesse, mais la liberté testamentaire; il s'accommode de la liberté du travail, de celle des échanges, de la concurrence. « La permanence des engagements » ou la continuité des rapports entre le patron et l'ouvrier, qui résultait autrefois de la contrainte, il ne veut la devoir désormais qu'au libre accord des parties et à leur satisfaction réciproque, qui en accroissent encore l'efficacité sociale. En un mot, les bienfaits que l'ancien régime demandait à l'autorité, il ne les attend que de la persuasion et de la liberté sous l'influence de la famille, du patronage et de la religion. C'est donc à bon droit que Sainte-Beuve l'appelait « un Bonald rajeuni et scientifique, l'homme de la société moderne par excellence, élevé dans ses progrès, dans ses sciences et dans leur application, de la lignée des fils de Monge et de Berthollet ».

C'est en 1855, après un quart de siècle de travaux, que, cédant aux conseils de François Arago, de Dumas et d'autres amis, Le Play se décida à publier ses premières monographies dans son grand ouvrage des Ouvriers européens. L'opinion publique n'étant pas encore prête à accepter ses conclusions, il réduisit son texte à un rapide commentaire de ses monographies et se borna à un court appendice, où il déclarait que « sa méthode lui avait fait retrouver, dans toute l'Europe, les éternelles traditions de l'humanité ».

Encouragé par l'Académie des Sciences, qui lui décerna le prix Montyon de Statistique, il fonda, en 1856, la Société d'Economie sociale qui, s'inspirant de la méthode de son fondateur et restée fidèle à ses traditions, a puissamment contribué aux progrès de la science sociale et continue, dans une collection intitulée : les Ouvriers des deux mondes, la publication des monographies de famille, d'après le cadre et le type consacrés par les Ouvriers européens.

C'est en 1863, que Le Play fit enfin paraître sa Réforme sociale, qui produisit une impression profonde et n'a pas tardé à devenir classique en France et à l'étranger. Quiconque veut toucher aux questions sociales est tenu de lire et de méditer cet ouvrage puissant, dont Montalembert disait « qu'il s'en imprégnait goutte à goutte ». Après la Réforme sociale, le maître continua, jusqu'à 1881, à publier d'autres livres ou des éditions répétées, où il s'attache à varier, à condenser, à fortifier ses démonstrations et à préciser ses formules. Enfin, en 1881, dans la Constitution essentielle de l'humanité, il expose, en quelques pages magistrales, les besoins essentiels de l'homme c'est-à-dire ceux qui ont trait au pain quotidien et à la loi morale, et l'ensemble des principes, des institutions et des coutumes, qui, dès les premiers âges du monde, ont assuré la satisfaction de ce double besoin chez les peuples prospères. Ce petit livre, empreint d'éloquence et de gravité, semble écrit du haut d'un de ces sommets d'où l'on domine l'histoire et d'où l'on découvre le secret des destinées humaines.

«Les bons, aimait à dire Le Play, sont ceux qui apaisent la discorde; les méchants, ceux qui la font naître.» 11 a droit à être rangé parmi les bons et les meilleurs. Son oeuvre a été avant tout une oeuvre de science et de paix; elle a droit à toute la reconnaissance des générations actuelles que travaille l'antagonisme, qu'agite la lutte des classes et qui n'ont pas de besoin plus pressant que l'apaisement et la concorde. Mais, au-dessus de l'oeuvre elle-même, plane le maître, qui a, suivant la belle expression de Sainte-Beuve, « relevé parmi nous la statue du respect ». Sa vertu, sa ténacité indomptable au travail, sa passion pour la vérité et le bien, son dévouement à l'humanité et à la patrie constituent une physionomie singulièrement attachante et pleine de grandeur, dont l'impression ne s'effacera jamais au coeur de ceux qui en ont senti le rayonnement.

 

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Extrait du livre de Anatole prince Demidoff : Voyage dans la Russie méridionale et la Crimée, par la Hongrie, la Valachie et la Moldavie, exécuté en 1837, sous la direction de M. Anatole de Demidoff, par MM. de Sainson, Le Play, Huot, Raffet, Rousseau, de Nordmann et du Ponceau.- Paris, Ernest Bourdin, 1840-1842. Collections Mines ParisTech 

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Le Play et les collections de l'Ecole des Mines
Extrait du livre Notice historique sur l'Ecole des Mines de Paris, Louis Aguillon, 1889 :

A partir de 1840, Le Play, nommé professeur de métallurgie, s'occupa de la constitution d'une collection métallurgique, qui avait été à peine ébauchée par ses prédécesseurs Hassenfratz et Guenyveau. Il poursuivit jusqu'en 1853 la réalisation de ce plan avec ces idées de méthode et de généralisation qui furent une des caractéristiques de son esprit.

Voici le résultat auquel Le Play était arrivé en 1853, à la veille par lui de quitter l'École [des mines de Paris], avec l'aide de de Chancourtois qu'il se plaisait à reconnaître. Aux 1.238 échantillons provenant d'Hassenfratz et aux 3.315 recueillis par Guenyveau, Le Play avait ajouté 21.693 échantillons dont les 9/10 recueillis directement par lui-même dans ses voyages. Cet ensemble constituait un musée de l'industrie minérale, sans parler de la collection spécialement destinée aux leçons (3.200 échantillons) et de celle remise aux élèves pour étude (1 934 échantillons). Il formait des suites naturelles partant des matières premières, combustibles et minerais, ou mieux pour ceux-ci des gîtes métallifères, pour arriver aux produits finis, en suivant la transformation des matières successives élaborées et des produits intermédiaires, et en rapprochant les matières des appareils, représentés en relief, dans lesquels elles étaient traitées. Le classement était fait systématiquement à un double point de vue : d'une part, au point de vue métallurgique ou minéralurgique par nature de produit final (fer, plomb, etc ..); et d'autre part, au point de vue statistique, par district métallurgique ou minéralurgique.

Le Play estimait, en 1853, qu'il manquait 3.000 échantillons pour compléter la série des usines européennes et 8.000 pour la série des principales usines des autres continents.

L'intérêt technologique de cette collection reposait sur la conservation des traditions dans les divers districts. Mais, avec les transformations si profondes et si rapides de l'industrie moderne, cet intérêt s'atténue singulièrement pour une collection tant soit peu ancienne, et il n'est guère possible de se flatter de maintenir désormais au courant de pareilles collections. Les expositions universelles les remplacent au moment où elles ont lieu.

De ces collections de Le Play, une seule chose pouvait et devait subsister et même s'accroître avantageusement avec le temps : la collection systématique des gîtes métallifères, ou plus généralement des gîtes de substances minérales, collection qui est une dépendance rationnelle de la géologie technique ou appliquée.

Au point de vue intrinsèque, les collections de Le Play avaient l'inconvénient d'être formées d'échantillons de trop petites dimensions.

 

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Résumé de la carrière de Le Play dans le corps des mines
Extrait du livre Notice historique sur l'Ecole des Mines de Paris, Louis Aguillon, 1889 :

Le Play, né à la Rivière (Calvados) le 11 avril 1806, est mort à Paris le 5 avril 1882 [attaque cardiaque]. Il sortit de façon extraordinairement brillante de l'Ecole des mines, en 1829, à la suite de deux années d'études seulement. Après avoir été attaché quelque temps au laboratoire de l'Ecole, il avait été chargé d'organiser et de faire fonctionner le service officiel de la statistique de l'industrie minérale, qui fut en réalité créée par lui; il était en même temps chargé de surveiller la publication des Annales des mines auxquelles, à partir de 1832, il donna une vitalité toute autre que celle qu'avait, depuis 1816, ce recueil, qui avait remplacé à cette date l'antique Journal des mines.

Lorsqu'en 1848 Dufrénoy échangea sa direction effective de l'Ecole [il avait le titre d'inspecteur et non de directeur] contre une direction officielle, Le Play fut nommé aux nouvelles fonctions d'inspecteur.

En 1856, après le succès de l'Exposition universelle de 1855, dont il avait été nommé commissaire général en remplacement du général Morin, Le Play quitta le professorat et l'inspection de l'Ecole, qu'il abandonna, celui-là au profit de Piot et celle-ci à de Sénarmont, pour aller au Conseil d'Etat. Le Play fut désormais perdu et pour l'Ecole et pour le corps des mines. Aussi, ne le suivrons nous pas dans sa tâche de conseiller d'Etat, d'organisateur des diverses expositions universelles, de sénateur, non plus que dans son rôle d'économiste et de régénérateur social.

M. l'inspecteur général des mines Lefébure de Fourcy lui a consacré dans les Annales des mines de 1882 une des notices les plus complètes qui aient été écrites sur cet homme éminent en ce qui concerne sa vie d'ingénieur, de professeur et d'administrateur.

 

Nouveau ! Deux livres aux Presses de l'Ecole des mines sur Le Play et ses élèves : 
Naissance de l'ingénieur social, -- Coordonné par Antoine Savoye et Frédéric Audren (2008) 
Frédéric Le Play, parcours, audience, héritage -- Coordonné par Antoine Savoye et Fabien Cardoni (2007)

 

Trouvé sur Royalisme social

 

Citation

Une citation intéressante trouvée sur Royalisme social

 

"Je suis très social parce que royaliste, peut-être plus que parce que catholique. Comme catholique, je m'occuperais peut-être plutôt de questions de charité que de justice ; tandis que, comme royaliste, je vois que, toujours, les royalistes français ont été à la tête de véritables réformes pour le bien du peuple."

R.P. de Pascal, S.J.

15.10.2008

Pourquoi "L'Alimentation Saine" ?

UTILITE D'UN COURS D'ALIMENTATION SAINE : conférence d'Henri-Charles Geffroy, mai 1957


Il peut sembler étonnant, à première vue, que l'on ait besoin d'étudier une fonction aussi simple que la nutrition.
Tout le monde sait se nourrir, ou croit le savoir. C'est un acte instinctif, le plus instinctif de tous, peut-être, parce que répondant à la première des Lois fondamentales de la Vie humaine : la loi de la conservation de la Vie ...
Ceci était peut-être vrai il y a un ou deux siècles : mais ce ne l'est plus maintenant.
A l'origine, l'homme possédait, pour choisir ses aliments, un instinct qui ne le trompait pas. Comme les animaux en liberté, il savait reconnaître ce qui lui convenait, écarter les substances toxiques, grâce à certains de ses sens : l'odorat, le goût, la vue.
Peu à peu, ces sens ont été pervertis, se sont atrophiés. Des habitudes vicieuses, comme de fumer, d'absorber des boissons alcoolisées ont émoussé leur sensibilité, faussé les informations qu'ils transmettent au cerveau;
A mesure que l'intelligence de l'homme se développait, son instinct s'est affaibli. Or, cette intelligence peut lui permettre, par le raisonnement, de remplacer la connaissance instinctive qu'il a perdue. Mais elle peut aussi le trahir lorsque vivant dans une société où tous les hommes ne sont pas parfaits, il arrive que, pour des raisons commerciales, on développe des raisonnements faux. Tel est le cas des campagnes de publicité des grands Consortiums qui se sont emparés du marché des principaux aliments de base, comme le Pain, le Sucre, la Viande, les Laitages, le Vin, les Huiles, etc.
Autrement dit, l'homme, ayant perdu son instinct, peut se tromper dans le choix de ses aliments ; mais il peut aussi se laisser tromper par les arguments mensongers des agents de publicité et même de certains savants diplômés, occupant des postes officiels, qui acceptent de signer des articles de vulgarisation scientifique destinés à la presse ou à des prospectus, dans lesquels sont glissés des renseignements absolument fallacieux.
On peut dire que, le progrès se développe dans les pays dits "civilisés", plus les aliments s'éloignent de l'état naturel et, plus, par conséquent, ils deviennent dangereux.
Nous nous plaignons de la sophistication des aliments en France. Ce n'est rien, pourtant, en comparaison de ce qui se passe en Amérique, où il est impossible, dans certains Etats où des milliers d'hectares, par exemple, sont consacrés à la culture des arbres fruitiers, de trouver un fruit frais dans le commerce, un fruit qui ne soit ni cuit, ni conservé au sirop, ni congelé, ni présenté sous forme de "jus de fruit" conservé en boîte ou en bouteille...
Quant au pain, notre pain blanc n'est rien auprès de celui vendu aux Etats-Unis : sa mie est beaucoup plus blanche, spongieuse et légère comme un colifichet...
Certes les conditions générales de la vie se sont considérablement améliorées depuis un siècle et l'on ne peut nier qu'il y ait un progrès, une civilisation. Mais cette civilisation s'est édifiée au hasard des découvertes scientifiques, selon les appétits, les caprices, les illusions, les idéologies des savants, selon les impératifs de la politique.
Parmi toutes ces découvertes, une sélection s'est opérée. Mais le choix ne s'est pas fait, compte tenu de l'intérêt supérieur de l'humanité. Bien au contraire, ce sont uniquement des considérations d'agrément, de moindre effort ou de profit qui ont assuré le succès des inventions les plus retentissantes.
Autrement dit, le choix s'est fait selon les plus bas instincts des individus. Personne ne s'est préoccupé de ce qui en résulterait à la longue, pour l'excellente raison que, dans notre organisation sociale, nul n'est qualifié pour cela : ce genre de responsabilité n'incombe à personne.
Or, à présent, on commence à constater les dégâts provoqués par une telle façon de faire. Les médecins, les biologistes se trouvent devant des symptômes indiscutables de dégénérescence physique de l'espèce, et cette dégénérescence progresse à pas de géant.
De leur côté, les éducateurs, les prêtres, les moralistes perçoivent un affaiblissement du sens moral qui s'aggrave non moins rapidement.
Tout le monde est d'accord pour affirmer que quelque chose doit être fait pour enrayer ce double fléau. Mais personne n'est capable de proposer une solution efficace. Quand, par hasard, des hommes ont une vision d'ensemble assez large de ces questions, on les persécute, et souvent jusqu'à la mort. Car les solutions de tels problèmes ne vont pas sans heurter de formidables intérêts et dans les pays où les véritables dirigeants ne sont pas les hommes au pouvoir - simples figurants - mais de puissants groupes financiers et industriels agissant dans l'ombre, derrière les fantoches et les faiseurs de discours, toute atteinte à l'un ou l'autre des innombrables privilèges particuliers - même au nom du bien commun le plus impérieux - soulève de véritables coalitions de la part des intéressés, pour lesquels tous les moyens sont bons pour arriver à leurs fins.
C'est ainsi qu'un Français génial, aux vues synthétiques, le Docteur Alexis CARREL, a bien failli payer de sa vie le crime de lèse-société, qu'il avait commis e, exposant les données de ce problème dans son livre : L'Homme, cet inconnu.
Et c'est pour la même raison que tous ceux qui s'engagent dans la voie qu'il a tracé sont constamment en butte à des désagréments de toute sorte et que, périodiquement, on les punit par des brimades ou des sanctions injustes pour le bien qu'ils s'efforcent de faire à leurs semblables.
Ce qui rend extrêmement difficile l'application de solutions d'ensemble au problème de dégénérescence physique et morale des peuples civilisés, c'est que ces solutions constituent une véritable REVOLUTION, une révolution dans le sens le plus strict du mot, c'est-à-dire un RETOUR EN ARRIERE, un changement complet dans un certain nombre de nos habitudes, un changement qui ne va pas sans présenter toutes sortes d'inconvénients pour certains organismes puissants qui vivent justement de cette dégénérescence, ou qui tirent leur prospérité d'industries qui la provoquent et l'entretiennent.
Or, le premier pas vers cette solution, c'est d'informer les intéressés, c'est-à-dire le public.
C'est précisément le but de ce cours : former des disciples avertis et compétents, instruits à une source qui ne soit entachée d'aucune influence (ce qui n'est pas le cas des sources officielles, qui subissent forcément la pression des grand Consortiums), des disciples qui puissent, à leur tour, répandre autour d'eux, par la parole et par l'exemple , les connaissances qu'ils ont acquises.
Car nous n'avons pas le droit de conserver pour nous seuls les connaissances qui peuvent être utiles aux autres. Nous devons les répandre autour de nous, sans nous préoccuper de l'accueil qui leur est fait : comme les graines du semeur de l'Evangile s'il y en a un certain nombre qui sèchent sur le roc ou qui se trouvent étouffées par des mauvaises herbes, quelques-une tombent dans de la bonne terre, germent et poussent.


Ce cours est offert à ceux qu'il intéresse, sans aucune prétention à l'infaillibilité. Son auteur n'ignore pas qu'il renferme, comme dans toute oeuvre humaine, de nombreuses erreurs et un nombre encore plus grand de lacunes.
Il sait aussi que ces lacunes et ces erreurs ne manqueront pas d'attirer sur lui les critiques et les sarcasmes des milieux officiels.
Il n'en a cure, car en le rédigeant, il n'a pas eu d'autre but que d'aider ceux qui désirent travailler à l'amélioration de la santé de leurs semblables, sans se soucier des éloges ou des récompenses officielles.
Or, il s'avère qu'avec toutes ses lacunes et toutes ses imperfections, cet enseignement, à l'heure actuelle et bien que limité à quelques dizaines élèves devenus aussitôt de fervents propagandistes, a déjà permis à des milliers de personnes d'améliorer leur santé dans des proportions considérables.
N'est-ce pas une raison suffisante pour justifier une publication qui va permettre de multiplier le nombre de ces disciples dans toutes les parties de la France et des pays voisins ?
Ne vaut-il pas mieux publier un cours avec quelques lacunes, que ne rien publier des connaissances très importantes acquises dans les instituts officiels, et que l'on garde jalousement secrètes pour ne pas faire de tort à tel ou tel puissant consortium d'empoisonneurs ?
L'auteur de ce cours ne travaille pas, comme certains, pour justifier des émoluments ou des budgets fournis par le gouvernement, sans le moindre souci de la santé des consommateurs, mais au contraire pour instruire ces derniers des notions essentielles qu'on leur cache soigneusement, parce qu'elles permettraient d'échapper à l'exploitation de leur bourse et de leur santé par les grands Trusts qui sont les véritables dirigeants du pays.
Quant aux erreurs et aux lacunes que présente ce cours, elles seront rectifiées et comblées peu à peu, à mesure que les collaborateurs qualifiés dont il lui est possible, maintenant, de s'assurer le concours, lui fourniront les éléments nécessaires, en même temps qu'ils le tiendront au courant de toutes les données nouvelles utiles.
En attendant, tel qu'il est publié, avec ses lacunes ou ses erreurs involontaires, ce cours est préférable au silence des officiels, ou à leurs communications confidentielles, réticentes ou volontairement inexactes...


(Cet extrait du cours d'alimentation saine est tiré de la deuxième édition parue en 1975 et nous envisageons d'en présenter la suite, dans La Lettre, aux adhérents de l'AGNVS essentiellement.)

Henri-Charles Geffroy, précurseur en écologie

Nous prenons en compte le témoignage d'un homme qui a miraculeusement sauvegardé et prolongé sa vie, simplement en orientant son alimentation vers une manière de se nourrir plus conforme à la Nature. Henri-Charles Geffroy est né le 5 décembre 1895 à l'époque à laquelle la "calorie" était à la mode, dans une famille d'éditeurs parisiens d'origine normande. De santé fragile, bien que suivi par des médecins très influencés par les travaux de Pasteur dans lesquels les crudités étaient bannies des repas. Devançant l'appel, il part à la guerre de 14-18 qu'il fera jusqu'a la fin et il retrouve des forces inespérées dans les tranchées : le grand air, une nourriture plus simple, accompagnée d'un pain grossier, l'exercice physique intensif, ...

Avant son retour en 1918, il est gazé a l'ypérite : sa gorge et un poumon sont atteints. Il se marie avec Marie-Reine Machaux, dont il aura trois enfants : Louis, Jean-Pierre et Henri. En 1935, les médecins ne lui donnaient plus que trois mois à vivre... Par chance, il lit un article sur une médecine pratiquée à Berlin qui sauvait des tuberculeux et des gazés par une réforme alimentaire. Il leur était conseillé de bannir les produits industriels, la viande et les sous-produits animaux intoxiquants ; il leur était prescrit un régime exclusivement végétal à base de céréales, de fruits et de légumes le plus souvent consommés crus. Henri-Charles adopte ce régime et retrouve ses forces. Il éprouve même le besoin de faire des marches de plus en plus longues : c'était inespéré pour un malade dans son état ! Il venait providentiellement d'échapper a la mort... Il se décide alors à consacrer le restant de sa vie a enseigner aux autres ce nouvel "art de vivre"... en bonne santé.

Sa femme puis ses trois enfants pratiquent avec succès ce régime. Il fait alors part à ses amis de ses expériences, met au point sa méthode d'alimentation saine, diffuse à la radio des conseils simples pour s'alimenter en période de restrictions durant la 2ème guerre mondiale et publie son premier ouvrage : Nourris ton corps (Flammarion, 1941). En août 1946, il fonde une revue indépendante, IA VIE CLAlRE : "Elle sera le trait d'union entre ceux qui souffrent ( ...). Elle sera un moyen ( ...) de nous apercevoir que nous sommes beaucoup plus nombreux que certains le croient, à penser «clair», à voir «clair», à agir «clair» et à vouloir vivre «clair»". II veut diffuser en toute liberté ses propres idées, en particulier sur l'alimentation saine, la vie saine, l' agriculture biologique, la nature, disons, en un mot qui n'existait pas : l''Ecologie.

On peut considérer que La Vie Claire est le véritable organe fondateur de l'écologie et qu'Henri-Charles Geffroy en est le précurseur. Ses idées ne seront reprises par les médias qu'à partir des années 70 grâce aux efforts de ses lecteurs diffuseront de petites brochures gratuites mises a leur disposition, tirées à 500 000 exemplaires, voire 1 000 000 pour certaines !

En mars 1948, une coopérative est créée avec un groupe d'amis, dans le but de rendre service aux abonnés de La Vie Claire. Celle-ci propose des fruits et des légumes cultivés sans engrais chimique, du pain complet ainsi que des objets utiles pour la culture à l'échelle familiale. Il reprend activement le flambeau de la "bataille " du pain complet, qu'avait auparavant défendu le Docteur Lenglet. Fin 1950, il fera mettre au point un "pain intégral de pur froment". Puis la société L'Aliment Sain est créée en 1951, grâce à la volonté des membres de sa famille, aux efforts conjugués des lecteurs du journal et des sociétaires de la coopérative ; des dépôts exclusifs de L'Aliment Sain s'ouvrent progressivement en France, jetant ainsi les bases du futur réseau ne diffusant que des produits portant le timbre de garantie de la Vie Claire.

Il donne de nombreuses conférences. La revue publie des auteurs comme Joseph Roy et Pierre Delbet pour rappeler en outre l'importance du magnésium dans la prévention contre le cancer. Les articles sont toujours exposés de façon claire, en faveur de la qualité gage de santé, avec des explications à la fois logiques, scientifiques et historiques, afin de mieux faire comprendre les problèmes de carences ou d'excès liés a notre époque et provenant presque toujours de déséquilibres nés de l'alimentation courante.

La Vie Claire n'eut pas que des amis à proclamer ainsi la Vérité ! Il convient de mentionner le procès que la Confédération Nationale de la Boulangerie intenta au fondateur pour ses articles sur le pain ! Autre fait : à la suite de l'accaparement de la marque L'Aliment Sain par des actionnaires devenus concurrents, en 1965, l'entreprise doit changer son nom en Société Française d'Alimentation Saine et les magasins qui étaient les "dépôts exclusifs de l'Aliment Sain" deviennent "Maison de La Vie Claire"... en une joumée ! En 1969, le Fondateur nous fait largement part dans sa revue du combat mené par le Docteur Maschi, radié pour cela de l'Ordre des Médecins : il améliore le cas de malades souffrant de maladies provoquées par la pollution électromagnétique tel1es que la sclérose en plaques (il sera réhabilité quelques années plus tard).

Puis, dès 1970, de grandes campagnes annuelles d'information sont lancées avec des milliers de brochures à diffuser gratuitement par tous sur l'alimentation saine, la pollution, le nucléaire, ... en plus des ouvrages vendus, comme : Nourris ton corps, Défends ta peau ! , Le médecin muet, co-écrits par Henri-Charles Geffroy.. Ces grandes campagnes d'information ont pour conséquence, en 1976, une insuffisance d'approvisionnement, vu la progression de la demande de produits dans les magasins ! La Société Française d'Alimentation Saine doit alors se résoudre pour un temps, mais en l'annonçant dans les colonnes de La Vie Claire, à utiliser des blés seulement garantis non traités après récolte, qu'elle fait mélanger avec des blés de culture organique.

Les grandes étapes de la vie et de l'oeuvre de ce grand précurseur sont relatées jusqu'a sa mort, en 1981, par sa petite-fille, Marie- Lise Geffroy, Présidente de l'AGNVS. Sa méthode d'alimentation saine est reprise dans la brochure : "Pour rester jeune... longtemps".

l'AGNVS, présentation

Présentation de l'AGNVS par eux-mêmes, d'après leur site.

 

Dans le sillage de l'oeuvre philanthropique et apolitique entreprise en 1946 par Henri-Charles Geffroy, le génial fondateur du journal La Vie Claire, l'AGNVS se propose de regrouper tous ceux qui veulent relancer cette entreprise *, la développer et l'adapter aux conditions macro-écologiques actuelles qui conditionnent fondamentalement la survie et l'épanouissement de notre civilisation fragilisée.

L'AGNVS se propose de diffuser des connaissances concernant l'environnement en général et en particulier l'habitat, la lutte contre les pollutions et les désertifications des régions, pour les énergies et les ressources ne mettant pas en péril l'environnement, pour le maintien des équilibres naturels, pour la qualité de la santé, d'une alimentation saine et de l'agriculture biologique.

(*) Le sens "Entreprise" doit être compris dans son acception première : non pas "entreprise commerciale" ... mais tout simplement "entreprise" : "ce qu'on entreprend" !!! 
L'AGNVS n'a AUCUN LIEN avec l'actuel réseau de magasins d'alimentation biologique "La Vie Claire SA".

L'AGNVS diffuse des informations édifiantes

POUR UNE CONSCIENCE

PLUS CLAIRE

DE LA NATURE, DE LA VIE ET DE LA SANTE !

 

Historique de l'AGNVS


La déclaration et le dépôt des statuts de l' Association "Les Guides de la Nature, de la Vie et de la Santé" (A.G.N.V .S.) régie selon la Loi de 1901, ont été effectués à la sous-préfecture de Fontainebleau le 25 août 1995 à la suite de l'annonce faite par Henry Coston auprès d'amis et dans diverses revues de la création "d'un Comité pour la Défense de la Nature et de la Vie, tout à fait apolitique", afin de faire renaître les idées de son "ami Geffroy", oubliées avec lui.
Les trois fondateurs, écrivains, en sont : Henry Coston (auteur notamment du "Dictionnaire de la Politique française"), Michel Remy (ancien rédacteur à La Vie Claire et auteur de "Nous avons brûlé la terre"paru en 1954 et à l'origine du développement de l'agriculture biologique, "L 'Homme en péril",... et en 2002 :"L'Ecologie inachevée", roman de politique-fiction), et Marie-Lise Geffroy (auteur de deux brochures : "Henri-Charles Geffroy et La Vie Claire, son action pour la Vie" et "Pour rester jeune... longtemps" diffusés par l' A.G.N.V .S.).


L 'idée d'une lettre interne vit le jour, intitulée : La Lettre de l'AGNVS, afin de rassembler et servir de lien entre les amis et les adeptes d' Henri-Charles Geffroy, fondateur de La Vie Claire et précurseur de l'Ecologie. En octobre 1995, la première Lettre sort sur 2 pages recto-verso ; elle est diffusée à plus de 200 exemplaires. En novembre 1995, elle est, en plus des adhérents, diffusée auprès des Maisons de la Vie Claire, soit 250 exemplaires environ. (En décembre : diffusion à tout le fichier d'adresses, soit plus de 450 exemplaires. Par ailleurs, de nombreux exemplaires sont adressés en services de presse à des journalistes, etc. ).


Des janvier 1996, Jean-Pierre Geffroy, 2ème fils du fondateur de La Vie Claire et père de Marie-Lise Geffroy, entre au conseil d'administration de l' AGNVS. Ensuite, plusieurs auteurs ou rédacteurs, qui ont connu Henri-Charles Geffroy, adhèrent à notre association. L'association est ouverte à tous, en restant apolitique, car la nature est à tout le monde et sous la dépendance du respect de chacun !

Notre équipe s'est renforcée avec l'arrivée au Conseil d'Administration de Michel Morineau, longtemps responsable du "laboratoire Qualité" de la Vie Claire et rédacteur du journal "La Vie Claire".

Résumé de nos activités :

1996

-Commémoration du centenaire de la naissance d'Henri-Charles Geffroy en décembre.
-Publication de la brochure Henri-Charles Geffroy et La Vie Claire, son action pour la vie " ainsi qu'une lettre interne, "La Lettre de l'AGNVS" qui, de 2 pages, est passée à 8.

-Participations à un Forum du livre a Paron près de Sens, au Salon Espérance à Gien,...
-Insertions de presse dans Lectures Françaises, Santé Magazine, Rivarol, La République de
Seine et Marne, ...
-Interview de Jean-Pierre Geffroy sur la vie de Henri-Charles Geffroy dans La Vie Naturelle.
-Articles de presse spontanés : Biocontact, Rivarol, L 'Homme Libre et divers bulletins d'associations.
-Emissions de radio: sur les ondes de Radio-Courtoisie, France Inter.
-Exposé à Paris sur la vie et la méthode d 'alimentation saine d'Henri-Charles Geffroy en décembre à la demande d'un Club de jeunes retraités.

1997

Publication de la brochure "Pour rester jeune longtemps" 

-Tenue de la 1ère Assemblée Générale le 22 mars au 4, place Saint Germain, à Paris, sur le lieu même où Henri-Charles Geffroy avait donné sa dernière conférence. Cette première AG a été l'occasion d'un premier entretien sur le Pain à partir d'un texte de conférence d'Henri-Charles Geffroy lui-même.

-La Lettre de l'AGNVS a été rendue plus accessible avec la rubrique : entre amis de l'AGNVS, pour rendre service aux membres ou non de l'association qui souhaitent passer une insertion ou un communiqué (après accord). Une charte "QUALITE" a été mise au point.

-Première conférence de Marie-Lise Geffroy sur le Pain le 25 mai au cours de laquelle l'association Omnes Fratres avait été invitée.
-Participation le 1er juin au Salon BIONAT à Chatou et le 8 à la Fête de Radio-Courtoisie à l'invitation de Benjamin Guillemaind (*) avec vente de brochures.

Benjamin Guillemaind, ancien artisan, est membre fondateur et délégué général de l'Alliance Sociale (11, rue du Bel-Air - 94230 CACHAN - 01 46 63 69 17) et animateur sur Radio-Courtoisie du Journal des Artisans, émission dans laquelle les responsables de l'AGNVS ont déjà été invités plusieurs fois afin de présenter les oeuvres d'Henri-Charles Geffroy, les dossiers et divers articles de la Lettre de l'AGNVS.


-La Lettre du 4 octobre et un tiré à part de l'Editorial ont été adressés à 70 adresses connues dont celles de grands quotidiens pour contribuer dans la mesure de nos moyens à un élan écologique universel.
-Un article que nous avions adressé à Biocontact a été publié en juin et un second en décembre dans Science & Magie à l'initiative de Marc Schweizer, auteur du livre sur l'Aloes.
-Visite de l'AGNVS à la Foire biologique de Neuvy-St-Sépulchre dans l'Indre fin août et au Salon Dietexpo fin octobre.

Rencontre, le 7 décernbre, de M. Hervé à Clion dans l'Indre qui fabrique des produits biologiques à base de fruits oléagineux.

Rencontre en décembre au salon Vivez Nature, de Georges Krassovsky qui a bien connu M.& Mme Geffroy.

Entretien avec Ronald Remy du Mouvement Sociétal, avec l'auteur de l'ouvrage sur l'Aloes ainsi qu'avec le directeur de la revue La Feuille Verte.

1998


- 11 janvier : les deux brochures de Marie-Lise Geffroy ont été présentées lors d'un colloque sur l'Ecologie organisée par la revue Le Recours aux Forêts.
-Une nouvelle dimension a été donnée à notre mouvement afin de mobiliser ou d'encourager un vaste élan écologique en titrant les éditoriaux de La Lettre de l'AGNVS : "L'éveil des consciences" (février), "L'effet «boule de neige»" (avril), "Confiance et interaction" (juin), "Le choix de la nature" (août), "Le choix de la vie" (octobre), "Le choix de la santé"(décernbre).

En suivant l'actualité dans le but de citer les initiatives prises et afin de les rendre plus efficaces (telles que les informations sur la vaccination contre l'hépatite B et celles qui portent sur les aliments transgéniques ou encore la promotion de la pétition de l'Alliance Végétarienne en faveur de menus végétariens sur les lieux de restauration des administrations).
-Dans le cadre des mesures ministérielles en faveur de l'agriculture biologique, évoquées dans la Lettre du 21 février, nous avons mis en avant le fait qu'Henri-Charles Geffroyet Michel Remy sont les principaux acteurs à l'origine du développement de ce type d'agriculture. Nous avons constaté qu'un espace "bio" avait été aménagé au Salon de l'Agriculture.
-Congrès International pour la Conservation de la Nature du 3 au 5 novembre à Fontainebleau. Nous avons pu constater que l'élan écologique prenait de l'ampleur à travers les différents échos de la presse nationale.
-Notre échange de revues avec BioContact permet que, tous les ans, un de leurs numéros soit consacré en partie à l'AGNVS, ce qui, bien sûr, nous permet de diffuser nos idées beaucoup plus largement. Jean-Pierre Camo, directeur de BioContact, a indiqué en décembre que notre Lettre était un "véritable vivier d'informations" !
-Conférences animées par Marie-Lise Geffroy :

          à Omnes Fratres le 17 mai

          à Châlons-en-Champagne le 20 juin (à l'invitation de Patrick Cadet, alors membre de l'association Marne Ecologie) sous forme d'une conférence-débat :           "L'Alimentation Santé, santé des Hommes, santé de la Terre"... Il est à noter que Bertrand Carbonneaux, notre futur Webmestre, adhérent lui aussi de           Marne Ecologie et ami de Patrick Cadet, était présent à cette conférence. Que le Monde est petit ! :o)

          à Strasbourg dans le cadre du Salon Hygiane le 4 octobre

Participation de l'AGNVS au Congrès sur Hildegarde de Bingen à l'occasion de la commémoration du 900ème anniversaire de sa naissance, ce qui nous a permis de constater l'universalité, depuis des siècles, des idées sur l'alimentation et la vie saine ainsi que de l'ouverture d'esprit importante des habitants des régions proches de l'Allemagne.
-Une série d'articles afin d'éclairer les familles voulant vivre sainement s'est concrétisée dont un sur le problème des vaccinations (en août) grâce à l'aide de Patrick Cadet et celle du Docteur Scohy.
D'autres verront le jour : l'économie, les énergies, ...

-Parution dans le N° 8 du bulletin de l'association L'Alliance Sociale des extraits d'un article de La Lettre de l'AGNVS : "A propos de longévité et d'espérance de vie"...


1999

-Depuis le début de l'année, Patrick Cadet assure la rédaction de La Lettre de l'AGNVS et prépare régulièrement des dossiers : " Alimentation et produits laitiers", "Longévité et espérance de vie", "Sagesse alimentaire", "Nucléaire : entre mensonges et vérité", "A la source de la Vie : des transfusions marines aux fabuleuses révélations du Secret de nos origines".

-Le Docteur Alain Scohy nous écrit : "Je crois qu'il nous faut effectivement travailler la main dans la main."

-Dans le numéro de janvier de BioContact paraît un article (de deux pages !) de l'AGNVS sur la longévité qui illustre un dossier intitulé "les secrets de santé des centenaires". Dès le bulletin de février, nous choisissons d'interpeller nos lecteurs sur le faux bio et l'ambivalence du mot "bio" et nous parlons beaucoup des vaccinations (qui fut l''une des premières mobilisations d'Henri-Charles Geffroy dès le 2ème numéro de La Vie Claire).

-Participation à la Fête de Radio-Courtoisie le 16 mai à Paris et à la Fête des Métiers le 6 juin avec un petit exposé de Marie-Lise Geffroy sur les pionniers de l'Ecologie et l'esprit qui les animait, avec une intervention de Patrick Cadet sur l'antagonisme qui existe entre Libéralisme et Ecologie.

Parution dans le numéro de novembre de BioContact d'un autre article de l'AGNVS, à la demande de Jean-Pierre Camo, directeur de BioContact :"L'agriculture bio apporte-t-elle la santé ?" en réponse a diverses polémiques.

-Parution dans la revue "Objectif : notre Santé", n° 11, dirigée par Daniel Kieffer qui a rédigé un article élogieux sur l'oeuvre d'Henri-Charles Geffroy.
-Dans le bulletin n° 57 de l' association " Alliance végétarienne" , deux pages ont été consacrées à "Henri-Charles Geffroy, Précurseur en Ecologie".

-Un événement important pour l' association AGNVS :

le mariage le 21 août de Patrick Cadet & Marie-Lise Geffroy !

-L'actualité démontre chaque jour la nécessité de l'existence de l' AGNVS face aux dérives des Hommes : la Nature se rebelle sans cesse, les dégâts sont de plus en plus énormes sur l'environnement... Une prise de conscience se fait lentement mais arrive-t-elle à temps ? (Se rappeler, par exemple, la terrible tempête qui a ravagé la France en décembre...).

2000

Le sujet sur l'économie a été traité à travers un article paru dans la revue du Comité Pauvreté et Politique qui sera reproduit dans le numéro d'avril : "La vraie place de l'Homme dans l'univers".
-La revue "Lectures Françaises" cite quelques éléments de notre série d'articles sur l'affaire Le Ribault, faisant l'objet d'un dossier de l'AGNVS et entraînant de nombreux courriers.
-La revue "L'Homme Libre" parle très régulièrement de notre association.
-"La Vie Naturelle" cite le nom d'Henri-Charles Geffroy dans leurs articles sur l'agriculture biologique et l'hygiénisme.
-La revue "Alliance Végétarienne" de l'hiver 2000-2001 cite Henri-Charles Geffroy au sujet de la nocivité du soja.
-En novembre 2000, un important article sur La Vie Claire paraît dans "le Nouvel Observateur" : la vie du fondateur y est décrite en faisant allusion à la brochure que nous diffusons. Par ailleurs, nous envoyons le numéro de décembre à tous les magasins La Vie Claire auquel nous joignons plusieurs de nos tracts sur le blé, le pain, aliments de l'Homme et sur l'agriculture biologique, une solution d'avenir.
-Une conférence de l'AGNVS est demandée par l'association AVENIR (Association Vauclusienne d'Education aux Energies Non polluantes, Indépendantes et Renouvelables)sur le sujet : "Se nourrir sans faire souffrir" dans le cadre de la 4ème fête écobiologique "La Bio dans la rue" qui se tient à Avignon le 4 juin. Notre adhérente et amie Dany Silvestro, grande militante apolitique pour la cause animale et le végétarisme, a representé l'AGNVS à cette occasion.

-Diffusion de porte-clés en bois et de cartes de voeux à l'occasion de la fête des 5 ans de l'AGNVS
-Le siège de l'AGNVS est en cours de transfert dans de nouveaux locaux plus vastes à PALEY, dans le bocage gâtinais, dans le Sud de la Seine et Marne.

2001


-Les éditions Dangles rééditent l'Alimentation Saine en avril. La préface a été mise au point (avec mention du nom AGNVS) par nos soins, afin d'actualiser l'ouvrage...
-A la suite de la réédition de l'Alimentation Saine, nous créons un service librairie par correspondance comportant principalement les ouvrages de Dangles.
-Le nom d'Henri-Charles Geffroy est cité dans le numéro d'octobre de "Diet'Info" ("La Vie Naturelle") : l'article, intitulé "La meilleure complémentation : l'alimentation biologique", comprend un encadré sur l'hygiénisme dans lequel plusieurs noms de pionniers de l'écologie sont cités.

L' AGNVS est mise à l'honneur dans un ouvrage du grand savant français -exilé en Irlande- Loïc Le Ribault (l'authentique rénovateur de la police scientifique, pionnier dans l'utilisation du Microscope Electronique à Balayage, et découvreur du fameux G5, cette molécule naturelle de silicium organique capable de soulager et guérir quantité de maux). Cet ouvrage n'est autre que "Le crépuscule des cloportes ou l'Irlande, un an plus tard" (paru en février).
-Nous avons rencontré à l'automne de très sympathiques personnes ayant une ferme bio, produisant d'excellents cidres et jus de pommes ;-), avec gîte et boutique à 6 km de notre siège. La Lettre de l'AGNVS s'y trouve en dépôt ainsi que les ouvrages de Marie-Lise et d'Henri-Charles Geffroy.
-La revue "L'Homme Libre" fait souvent référence aux articles de La Lettre de l'AGNVS.
-La revue des "Pionniers de la bio" cite une page de La Lettre de l'AGNVS du mois d'avril.

-La revue "Lectures Françaises" cite l'AGNVS, Henri-Charles Geffroy et Marie-Lise Geffroy dans deux numéros (ceux de janvier et d'avril).
-Participation de l'AGNVS le 4 septembre à une émission de Radio-Courtoisie (animée par Benjamin Guillemaind * ) portant essentiellement sur l'agriculture bio et l'ouvrage d'Henri-Charles Geffroy. Plusieurs dizaines d'auditeurs nous ont demandé des renseignements sur l'association. Nous leur avons adressé les dernières parutions de La Lettre de l'AGNVS.

Benjamin Guillemaind, ancien artisan, est membre fondateur et délégué général de l'Alliance Sociale (11, rue du Bel-Air - 94230 CACHAN - 01 46 63 69 17) et animateur sur Radio-Courtoisie du Journal des Artisans, émission dans laquelle les responsables de l'AGNVS ont déjà été invités plusieurs fois afin de présenter les oeuvres d'Henri-Charles Geffroy, les dossiers et divers articles de la Lettre de l'AGNVS.

A noter : le dernier colloque de l'Alliance Sociale, "Quelle écologie pour la France de demain ?" avec, bien sûr, la présence de l'AGNVS, mais aussi celle de Pierre Gevaert, auteur de "L'Avenir sera rural" et fondateur d'éco-villages, de la scientifique Madame Dominique Florian, Agricultrice bio & Pdte d'un institut de recherche et d'application en agro-bio et d'Alexis Arette, Pdt honor. de la Fédération Française Agricole et bien d'autres intervenants qui sont soit agriculteurs, soit maraîchers en Bourgogne, en Seine et Marne ou dans la Somme... Thème de ce colloque : "L'industrialisation forcenée de l'Agriculture dénature chaque jour davantage notre alimentation avec des conséquences désastreuses sur nos santés. La défense immunitaire naturelle est compensée par le médicament. L'environnement est atteint. La terre s"épuise. La paysannerie, comme cadre de vie et de travail, disparaît. la mondialisation des échanges entraîne la marchandisation de la nature. L'utilisation politique de l'écologie à des fins subversives ne doit pas nous masquer l'urgence d'une prise de conscience plus réaliste du problème. Seul le recours aux méthodes traditionnelles peut nous sauver du désastre. Le but de ce colloque est de réaliser un pôle de réflexion en ce sens et d'y intéresser un vaste public.

2002

Les éditions Dangles nous ont adressé une 2ème revue de presse en avril 2002 sur la réédition de l’ouvrage “L’Alimentation saine”. De nombreuses revues ont consacré plusieurs lignes dès sa parution en 2001, comme : “Votre diététique”, “L’Ere nouvelle”, “Idées pour tous”, “Les nouvelles esthétiques”, “Le Pluriel nature”, “Intimité pratique”, “Infos yoga”, le gratuit “Bioinfo”, “Astromag”, “L’Aisne nouvelle”, “L’Essentiel”, “Tao magazine”, “Biopresse” (revue du “Centre National de ressources en Agriculture Biologique”), “Nouvelles clés”, “Samsâra”, “Les petites affiches Matot Braine”, “Génération santé”, “Livres hebdo”, “éditions Pardès”, “La gazette de l’ésotérisme”, et bien d’autres... Ce qui permet à cet ouvrage de toucher un public qui ne connaissait pas encore l’oeuvre de Henri-Charles Geffroy, et de la pérenniser. - L’A.G.N.V.S. a contribué symboliquement à l’action en justice pour l’abrogation des obligations vaccinales menée par "L'Académie pour la Défense des Etres Humains" de Michel Chavanon, fils de ce médecin réputé dont parlaient déjà les tous premiers numéros de LA VIE CLAIRE. Le communiqué était passé dans “ L’Ere Nouvelle” de mars-avril 2002. Rappelons qu' Henri-Charles Geffroy avait déjà commencé ce courageux combat pour l’abrogation de l’obligation vaccinale dès 1946 dans son journal “La Vie Claire” (http://membres.lycos.fr/acadefense/). - La demande de dons émise par l’A.G.N.V.S. auprès des adhérents et des non-adhérents pour l’achat d’un nouveau matériel, afin de conserver une totale indépendance dans la diffusion de nos idées à travers La Lettre de l’AGNVS, a eu aussitôt un vif écho avec plusieurs versements et des encouragements inattendus pour notre action qui nous vont droit au coeur, comme : - “Avec une pensée profondément reconnaissante pour H.C. Geffroy” (J.G.). - “Littérature courageuse qui va au fond des choses. Rare à notre époque de pensée unique de décervelage... Bien volontiers, en souvenir d’Henri-Charles Geffroy qui doit être bien satisfait de sa petite-fille” (P.Th.). - “Votre grand-Père, de là-haut, doit être très fier de vous, et satisfait de vos réalisations positives, constructives, et plus que jamais nécessaires, car vous défendez bien tout ce qu’il avait prévu (...) Encore merci pour tout ce que vous faites !” (J.P.) - Nous avons soutenu les candidatures aux élections de 2002 de Pierre RABBHI (Présidentielles) avec un encart dans La Lettre parue en février 2002 et de Christian COTTEN (Législatives). - Nous vous avons fait part dans La Lettre, en juin 2002, sous forme d’une fiche nécrologique du décès d’Inge Geffroy survenu le 8 mai dernier. Des articles auxquels elle avait contribué dans La Vie Claire ont été repris dans notre bulletin d’août 2002 afin de lui rendre hommage. - Michel REMY, membre fondateur de l’A.G.N.V.S. a fait publié aux éd. L’Harmattan l’ouvrage “l’Ecologie inachevée”. - Jean Penaud a fait publier un article citant H. Ch. Geffroy et d’autres pionniers dans Bioncontact de juin 2002. - “L’Homme libre” N° 172 de Juillet-août-septembre 2002, cite le dossier de l’AGNVS “Quel Terrorisme”. - Il semble que l’émission de Radio-Courtoisie de septembre 2001 ait été rediffusée dans le courant de l’été 2002 entraînant plusieurs courriers et une adhésion spontanée. - Lectures Françaises a largement repris dans son numéro de septembre 2002, nos informations sur l’action que l’AGNVS soutient de Michel Chavanon, fils du célèbre médecin homéopathe et écrivain qu’avait soutenu H.Ch. Geffroy dans La Vie Claire. - PRO-ANIMA est la revue d'une association de Scientifiques (contre l'expérimentation animale) qui a parlé de nous dans son dernier bulletin de 2002 et a cité une partie de notre article sur les médicaments dangereux. - Le 23 novembre : nous avons participé à un Colloque sur l’Ecologie organisé par Benjamin Guillemaind à Paris en présentant notre bulletin avec large distribution de tracts et des ouvrages. Nous sommes intervenus durant quelques minutes pour présenter notre association. Investissement dans matériel de bureau : - A la suite de notre intention d’investissement afin de conserver notre indépendance au moyen de dons de la part d’adhérents ou non de l’AGNVS (conformément à la résolution n° 5 prise lors de la 6ème A.G. qui s’est tenue en mars 2002), nous avons donc investi dans un Minolta (la Présidente a avancé les fonds (car montant trop élevé) et se fera rembourser par l’intermédiaire d’un relevé de copies chaque fin d’année jusqu’à épuisement de la dette : papier fourni par l’AGNVS). La plus grosse quantité de copies (que nous limiterons à 200 exemplaires à chaque bulletin) sera prise en charge par notre imprimeur pour des raisons de coût (contrat d’entretien non souscrit pour le Minolta). Nous gagnerons surtout sur les frais de voiture personnelle (non remboursés par l’AGNVS) pour les copies ponctuelles. - Nous avons également acheté, grâce aux dons de nos adhérents, deux meubles de bureau chez BUT : l’un pour le photocopieur, l’autre pour les ordinateurs avec deux jeux de 6 tiroirs. - La volonté de développer notre association a suscité l’initiative d’amis qui proposent la mise sur le site Internet de l’AGNVS. Pour cela, il a fallu investir dans un matériel plus puissant. La présidente a choisi un matériel d’occasion compatible avec celui existant qu’elle a mis à disposition à l’AGNVS. L’AGNVS sera chargée de régler certains frais (en fonction de ses possiblités financières). L’étude et la mise en place du site ont donc été faites par Bertrand Carbonneaux, notre webmestre, courant août et septembre 2002 sous la direction de Patrick Cadet, notre rédacteur en chef.

2003

En 2002, l’A.G.N.V.S. avait contribué symboliquement à l’action en justice pour l’abrogation des obligations vaccinales menée par Michel Chavanon, fils de ce médecin réputé dont parlaient déjà les tous premiers numéros de LA VIE CLAIRE. Le communiqué était passé dans “L’Ere Nouvelle” de mars-avril 2002. Nous sommes régulièrement tenus au courant des procès et en avons informés nos lecteurs dans La Lettre de décembre 2003. Rappelons que Henri-Charles Geffroy avait déjà commencé ce courageux combat pour l’abrogation de l’obligation vaccinale dès 1946 dans son journal “La Vie Claire” (http://membres.lycos.fr/acadefense/). La volonté de développer notre association a suscité l’initiative d’un ami qui a proposé la mise sur le site Internet de l’AGNVS.

L’étude et la mise en place du site ont été faites en août/septembre 2002 par Bertrand. Carbonneaux, notre webmestre, sous la direction de Patrick Cadet, notre rédacteur en chef. - Le nom du site, vous le savez sans doute, est : http://agnvswebmestre.free.fr/ -

L’Ere Nouvelle a cité l’association dans son bulletin de janvier 2003, ce qui entraîne quelques courriers à répondre avec envoi de notre bulletin.. - Biocontact de juin 2003 cite H. Ch. Geffroy ainsi que d’autres pionniers dont Louis Kuhne (promoteur des bains de siège) ... - Décès de Michel Remy le 2 juillet 2003 et encart de dernière minute dans la Lettre paraissant le 30 juin 2003 : envoi d’un spécimen à de nombreuses associations (Vie et Action), revues (Nature et Progrès, Rustica, Silence, Triades, du Sol à la Table, l’Ecologiste, Vie et Santé, La Vie Naturelle, etc...) et personnalités l’ayant éventuellement connues (Claude Aubert, Jean Boucher, Georges Racineux, Jean du Chazaud, Robert Masson, etc...) en plus de nos services habituels. - A la suite de l’envoi de cet encart : Biocontact nous a demandé de lui adresser une photo de Michel Remy (c’est Bertrand son fils qui a fait le nécessaire par Internet) puis d’un texte : nous leur avons adressé par Internet l’analyse de son livre “l’Ecologie inachevée” paru dans notre bulletin en juin 2002 ainsi qu’un extrait de notre encart paru en février 1998. Finalement Biocontact a fait paraître dans son numéro de septembre la photo et le texte de notre encart, ce qui est un vibrant hmmage de cette revue ! - Par ailleurs la librairie par correspondance : D.P.F. a inscrit dans son catalogue le titre du dernier ouvrage de Michel Remy avec la présentation suivante : “ Roman. Un conflit sans merci entre les défenseurs de la nature et des prédateurs criminels prêts à tout pour dominer un monde déshumanisé. Michel Remy (77 ans) fut un proche collaborateur de Henri-Charles Geffroy à La Vie Claire”. (re-note de Patrick à l'intention du webmestre ;o) : re-faire ici un lien vers l'article où nous parlons de cet ouvrage "l'Écologie inachevée" (il doit aussi y avaoir le lien pour le site avec)) - "Le libre journal", n° 304 du 17 octobre 2003, reprend nos arguments concernant l’étude de Suvimax et les travaux du Docteur Gernez que nous avons évoqués dans La lettre de l’Agnvs du 4 octobre 2003. Depuis nous sommes en contact avec le Docteur Gernez qui nous envoie les doubles de ses courriers importants (sur les sujets suivants : Sida, Cancer, hormonothérapie, etc.). - La revue BNC (Bulletin Non-Conformiste) anciennement le Pétrin cite quelques lignes de notre bulletin de février 2003 “attention médecine dangereuse”, suscitant quelques demandes d’information. Sorties : - Le vendredi 23 mai 2003 nous avons assisté au Lycée Agricole de Brie-Comte-Robert (77) où il est possible de suivre une filière de formation spécialisée dans l'agriculture biologique, à une conférence passionante de Philippe DESBROSSES grand producteur de graines biologiques et fervent promoteur de ce type d’agriculture. (cf le site de sa ferme de St-Marthehttp://www.fermedesaintemarthe.com/ et http://www.intelligenceverte.org/asp/JobBio.asp) - Le dimanche 25 mai 2003 nous sommes allés à Sens (89) voir une exposition intitulée “Planète bio” comprenant de nombreuses associations en faveur du bio, du commerce équitable et de divers soutiens (femme afghane, etc.).

 

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